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Déjeuner-conférence du CEB

Perspectives économiques: 2024 sera une année de récession

La présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Véronique Proulx, en compagnie du président et chef de la direction de Sun Life Québec, Robert Dumas, et du vice-président et gestionnaire de portefeuille de Fiera Capital, Nicolas Vaugeois.
Photo: Sylvio Morin/EnBeauce.com

La présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Véronique Proulx, en compagnie du président et chef de la direction de Sun Life Québec, Robert Dumas, et du vice-président et gestionnaire de portefeuille de Fiera Capital, Nicolas Vaugeois.

Les conférenciers invités à traiter des perspectives économiques 2024, dans le cadre du déjeuner du Conseil économique de Beauce (CEB) qui s'est tenu jeudi matin au Georgesville, s'entendent pour dire que l'année qui s'en vient en sera « une de récession. »

C'est du moins le message essentiellement livré par le vice-président et gestionnaire de portefeuille de Fiera Capital, Nicolas Vaugeois, et la présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Véronique Proulx, aux 170 convives présents dans la salle. Le président et chef de la direction de Sun Life Québec, Robert Dumas, agissait comme modérateur de la conférence.

D'abord, comme la présente année qui se termine, le produit intérieur brut (PIB) du Québec et du Canada, devrait connaître un rendement négatif d'un pour cent en 2024.

Pour ce qui est des politiques monétaires, la montée des taux d'intérêt sur les prêts aurait atteint son «pic», selon M.Vaugeois, et la Banque du Canada devrait en principe suivre nos voisins du Sud, qui prévoient baisser le taux directeur au cours des deux prochaines années.

L'inflation devrait aussi baisser, aux environs de 2 à 3 pour cent, mais cela n'empêchera pas le ralentissement économique, car les deux-tiers de l'activité des marchés au pays est basé sur la consommation. « Les 6 à 9 prochains mois vont être difficiles », a -t-il signalé 

Par ailleurs, em raison des hauts taux d'intérêt pour les emprunts, on devrait observer une deuxième année de contraction dans les investissements manufacturiers (report ou annulation) des entreprises québécoises et canadiennes, particulièrement chez les PME, a dit de son côté Véronique Proulx. Cela entraînera un gel des embauches, même si la demande de main d'oeuvre demeurera élevée. Ce faisant, le taux de chômage pourrait atteindre les 6 % au Québec (6,8% pour le Canada) en 2024.

La conférencière a aussi signalé que si la pénurie de main d'oeuvre peut être une motivation pour l'implantationde nouvelles technologies, elle peut être également un frein pour être en mesure de la faire. Parmi les obstacles, la difficulté d'intégrer les technologies avancées dans les systèmes et les processus existants; le manque de travailleurs qualifiés nécessaires pour utiliser ces technologies; enfin des coûts d'achat trop importants alors que le bénéfice de rendement de la production demeure incertain par rapport aux argents investis. Cela est particulièrement vrai chez les manufacturiers de moins de 100 employés, a indiqué Véronique Proulx.

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