Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Fin du resserrement quantitatif

La Banque du Canada abaisse son taux directeur à 3%

durée 10h00
29 janvier 2025
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Sylvio Morin
email
Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

La Banque du Canada a annoncé ce matin qu'elle abaisse le taux directeur de 25 points de base, pour le faire passer à 3%.

Il s'agit de la sixième diminution consécutive, la première depuis le début de l'année 2025.

Dans le communiqué, les dirigeants de l'institution annoncent aussi son plan pour achever la normalisation de son bilan, et ainsi mettre fin au resserrement quantitatif. Elle recommencera à acheter des actifs au début de mars, de manière graduelle au départ afin que son bilan se stabilise et se mette ensuite à croître modestement, au rythme de la croissance de l’économie

Par ailleurs, une incertitude plus élevée que d’habitude entoure les projections présentées dans le Rapport sur la politique monétaire de janvier, publié aujourd’hui, étant donné l’évolution rapide des politiques publiques et en particulier la menace des droits de douane par la nouvelle administration américaine, avise-t-on. «Puisqu’il est impossible de prédire la portée et la durée d’un conflit commercial potentiel, la prévision de référence fournie dans le Rapport a été établie en supposant l’absence de nouveaux droits de douane», peut-on lire dans le communiqué

Selon les projections de la Banque, la croissance de l’économie mondiale devrait rester autour de 3 % au cours des deux prochaines années. L’expansion prévue de l’économie américaine a été revue à la hausse, surtout en raison de la plus forte consommation.

Dans la zone euro, la croissance sera probablement modérée, la région subissant des pressions concurrentielles. En Chine, les récentes mesures de politique publique mises en place stimulent la demande et soutiennent la croissance à court terme, même si des défis structurels demeurent.

Depuis octobre, les conditions financières ont connu une évolution divergente d’un pays à l’autre. Le rendement des obligations américaines a augmenté, sous l’effet de la forte croissance et de l’inflation plus persistante. Par contre, au Canada, les rendements ont légèrement baissé. Le dollar canadien s’est considérablement déprécié par rapport au dollar américain, ce qui reflète en grande partie l’incertitude entourant les échanges commerciaux et la vigueur généralisée de la monnaie américaine. Les prix du pétrole ont été volatils et se sont établis, ces dernières semaines, environ 5 dollars au-dessus des niveaux postulés dans le Rapport d’octobre.

Au Canada, les baisses passées de taux d’intérêt ont commencé à stimuler l’économie. Le récent renforcement de la consommation et de l’activité sur le marché du logement devrait se poursuivre. Toutefois, les investissements des entreprises demeurent faibles. Les perspectives en ce qui a trait aux exportations sont soutenues par les nouvelles capacités d’exportation de pétrole et de gaz.

Les conditions du marché canadien du travail restent détendues, le taux de chômage s’étant établi à 6,7 % en décembre. La croissance de l’emploi s’est raffermie ces derniers mois, après avoir été inférieure à celle de la population active pendant plus d’un an. Les pressions sur les salaires, qui se sont avérées tenaces, montrent certains signes d’atténuation.

La Banque prévoit un renforcement de la croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Cependant, étant donné la plus lente expansion démographique attribuable à la réduction des cibles d’immigration, la croissance du PIB et la croissance potentielle seront plus modérées qu’escompté dans le Rapport d’octobre. La Banque prévoit maintenant qu’après avoir affiché une progression de 1,3 % en 2024, le PIB croîtra de 1,8 % en 2025 et en 2026, ce qui est un peu supérieur à la croissance potentielle. Ainsi, l’offre excédentaire dans l’économie devrait se résorber graduellement sur l’horizon de projection.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) reste près de 2 %, et affiche de la volatilité en raison de la suspension temporaire de la TPS et de la TVH sur certains produits de consommation. 

Si l’on exclut l’imposition de droits de douane américains, les risques à la hausse et à la baisse entourant les perspectives sont raisonnablement équilibrés. Toutefois, comme il est indiqué dans le Rapport, un conflit commercial prolongé entraînerait fort probablement une baisse du PIB et une hausse des prix au Canada.

La prochaine date d’établissement du taux directeur sera le 12 mars prochain.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 17h00

Un groupe d’entrepreneurs locaux achètent l’ancienne usine d’Olymel

Dominique Turcotte, ainsi que ses partenaires Laurent Turcotte et  Stéphane Roy annoncent avoir fait l’acquisition de l’ancienne usine d’Olymel de Vallée-Jonction, dont les  activités avaient cessé en 2023.  Cette transaction transfère la propriété du site aux nouveaux acquéreurs, qui prévoient d’en assurer la  requalification graduelle dans le ...

Publié le 26 janvier 2026

Fermeture de l'usine Royer à Lac-Drolet

L'entreprise Royer, qui fabrique des bottes de travail, fermera graduellement les portes de son usine de Lac-Drolet, où la compagnie a vu le jour voilà plus de 90 ans. Elle en a fait l'annonce «avec émotion», sur sa page Facebook la semaine dernière  Ainsi, 47 personnes perdront leur emploi dès le printemps, alors que la production se fera à ...

Publié le 26 janvier 2026

Chemin de fer Québec Central: fin des travaux entre Scott et Vallée-Jonction

La construction d'un nouveau tronçon de 18 km est terminée dans le projet de réhabilitation du chemin de fer Québec Central. C'est le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, qui est venu lui-même en faire l'annonce ce matin, dans une mêlée de presse qui s'est tenue devant le Musée ferroviaire de Beauce à ...

app-store-badge google-play-badge