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Après une erreur dans un article de presse

La Boulangerie St-Méthode au cœur d’une controverse sur son identité québécoise

durée 17h00
18 mars 2025
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Germain Chartier
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Par Germain Chartier, Journaliste

Une simple erreur peut avoir de grandes répercussions. C’est ce qu’a constaté la Boulangerie St-Méthode, située à Adstock, ce lundi 17 mars, après la publication d’un article erroné dans La Presse concernant la propriété de l’entreprise.

L’article, qui se voulait une liste de pains tranchés québécois et canadiens à privilégier dans le cadre de la guerre commerciale avec les États-Unis, affirmait à tort que la boulangerie, implantée en Chaudière-Appalaches, était détenue majoritairement par un fonds d’investissement américain.

Cette information, bien que corrigée par La Presse, a continué de se propager sur les réseaux sociaux, créant une onde de choc pour l’entreprise locale.

Une erreur vite rectifiée, mais qui persiste en ligne

Dans un communiqué publié ce lundi 17 mars, la direction de la Boulangerie St-Méthode a tenu à rétablir les faits : « Boulangerie St-Méthode est une entreprise d’ici, détenue majoritairement par un groupe d’actionnaires canadiens, dont la CDPQ (Caisse de dépôt et placement du Québec), la Banque Scotia (par son fonds d’investissement Roynat) ainsi qu’un groupe restreint de hauts dirigeants de l’entreprise, incluant notre directeur général, M. Carl Pouliot. »

Si un fonds américain, Swander Pace Capital (SPC), est bel et bien actionnaire minoritaire depuis décembre 2023, l’entreprise reste sous contrôle canadien et son siège social demeure implanté à Saint-Méthode-de-Frontenac.

Malgré cette mise au point, la fausse information a continué à circuler, notamment sur la page Facebook J’achète Québécois, J’achète Canadiens, où l’article original a été partagé à de nombreuses reprises sans que la correction y soit mentionnée. Face à cette situation, la boulangerie a également publié un message sur ses propres réseaux sociaux pour alerter la population et rétablir la vérité.

Cette mésaventure illustre bien comment une erreur, même rapidement corrigée par un média reconnu, peut se transformer en une désinformation persistante sur les réseaux sociaux. La rapidité du partage et la viralité d’une publication peuvent causer du tort à une entreprise, particulièrement lorsque cela concerne son image et ses valeurs.

Dans un contexte où plusieurs consommateurs québécois tentent d’orienter leurs achats pour favoriser les produits locaux, une telle confusion peut avoir des répercussions directes sur les ventes et la réputation d’une marque établie depuis 75 ans.

Comme le souligne Carl Pouliot, directeur général de la boulangerie : « Nous voulons continuer à innover et à faire rayonner le savoir-faire québécois à travers tout le pays, sans jamais compromettre nos valeurs fondamentales. » Une déclaration qui prend tout son sens alors que l’entreprise doit maintenant composer avec les effets d’une information inexacte diffusée à grande échelle.

En période de guerre commerciale et de tensions économiques, soutenir les entreprises locales passe aussi par une vigilance accrue face aux informations qui circulent.

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