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Des impacts injustifiés et contre-productifs selon l'entreprise de Saint-Bernard

Plan de retrait des producteurs de porc: «un non-sens» dénonce duBreton

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3 mai 2025
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Sylvio Morin
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Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

Le producteur et transformateur de porc biologique, élevé sans cage et sans antibiotique, duBreton, a dénoncé «les impacts injustifiés et contre-productifs» du plan de retrait des producteurs de porc, annoncé par les Éleveurs de porcs du Québec (EPQ).

Par voie de communiqué de presse, diffusé mercredi, l'entreprise, dont le siège social de trouve à Saint-Bernard, en Beauce, évalue que ce plan de retrait est un «non-sens» qui diminuera la productivité de l’ensemble de la filière, et privera les producteurs les plus productifs de revenus importants.

«Ce plan ne reflète en rien les réalités de marché actuelles. Nos producteurs sont menacés alors que la demande pour leur type de production est en pleine croissance, a déclaré le président de la compagnie, Vincent Breton. C’est une démonstration flagrante que le syndicat des EPQ ne représente pas  convenablement les intérêts de duBreton ni ceux de ses éleveurs partenaires. Ils  freinent même le développement de la filière porcine québécoise à un moment où celle ci a besoin de soutien, pas d’obstacles inutiles.»

Il a rappelé que dès janvier 2023, duBreton avait exprimé son opposition au mécanisme de réduction des volumes de référence basé sur un calcul proportionnel des surplus. Ce mécanisme, bien qu’administratif, entraîne aujourd’hui des conséquences concrètes et dramatiques:  plusieurs producteurs partenaires de duBreton, qui élèvent des porcs selon le  programme sans-cages et sans-antibiotiques, pourraient faire face à des coupures allant  jusqu’à 40 % de leurs revenus sur les animaux produits en excédent de leur historique, soutient le président

Vincent Breton ajoute que la situation est d’autant plus «absurde» que duBreton est actuellement en recherche active de volumes supplémentaires pour répondre à une demande croissante de ce  type de porc, tant au Québec qu’ailleurs en Amérique du Nord. «Le plan mis en place  empêche donc ces producteurs de croître et bloque l’accès au marché pour un type de  production valorisé par les consommateurs»,a-t-il fait savoir.  

Bien que les productions biologiques et certifiées bien-être animal soient exclues de ce plan de réduction, duBreton demande une révision immédiate pour que les autres productions spécialisées, comme la production sans cage, soient également exclues du mécanisme de réduction, et souligne qu’il est grand temps que le référendum demandé par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec soit tenu.

Manque d'approvisionnement: pas à cause du plan

Dans un message courriel envoyé à EnBeauce.com, le directeur et secrétaire général du Service des relations publiques des Éleveurs de porcs du Québec, Tristan Deslauriers, a tenu à remettre les pendules à l'heure face aux propos de Vincent Breton. «À chaque étape de la réduction de la production porcine, les Éleveurs ont toujours porté une attention particulière à la production de porcs de niche, considérant l’importance de la diversification de nos marchés et l'unique acheteur de ce type de porcs

Tout en rappelant que les porcs produits sans antibiotiques ne sont pas considérés comme étant des porcs de niche au Québec, «nous sommes au fait que l'entreprise Viandes duBreton manque de porcs actuellement pour approvisionner son abattoir, mais cette situation n'est certainement pas due à la réduction de la production. Le manque de porcs de niche serait plutôt un résultat des entreprises qui se sont retirées de ce type de production soit par une attrition naturelle ou pour d'autres raisons», a écrit le porte-parole, tout en indiquant que «via le mécanisme de retrait, aucun producteur de porcs de niche n'a été retiré

Il a précisé que son syndicat travaillait en collaboration avec les acheteurs pour prévoir l'élevage des porcs dont ils ont besoin. «Nous invitons donc les Viandes duBreton à nous contacter afin d'établir des besoins et les pistes de collaboration pour y répondre», a conclu M. Deslauriers.

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