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Malgré la hausse des prix

Les sapins de Noël en forte demande cette année

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30 novembre 2025
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Par La Presse Canadienne

À moins d'un mois des Fêtes, les vendeurs de sapins de Noël se préparent à vivre l'une des périodes les plus chargées de l'année.

Les premières neiges tombées dans certaines régions, notamment les importantes chutes de neige de jeudi soir dans des secteurs de l'Ontario, semblent avoir stimulé la demande, même si certains sapins sont plus chers que l'an dernier.

David Thibeault dirige Treasy International, un producteur qui vend également des sapins de Noël en ligne en Ontario et au Québec. Il constate une forte demande, supérieure à ses prévisions. M. Thibeault ajoute que la plupart des autres producteurs avec lesquels il s'est entretenu sont également optimistes quant aux ventes de sapins cette année, et que les achats sont en hausse.

«Je pense que ces premières neiges ont eu des retombées considérables. L'esprit de Noël était palpable… Même à Toronto, nous avons eu de la neige tôt dans la saison, et nous avons constaté un impact important sur les ventes grâce à cette neige», a-t-il déclaré.

Profitant des premières neiges, M. Thibeault explique que son entreprise s'efforce également de cultiver l'esprit des Fêtes en effectuant les livraisons de sapins avec des chauffeurs déguisés en soldats Casse-Noisette.

Il précise que son entreprise vend actuellement plus de sapins que jamais, avec une hausse de 15 à 20 % par rapport à l'année dernière.

«J'ai déjà vendu environ 24 000 sapins en ligne, et les ventes ne cessent d'augmenter», relate-t-il.

Natalia Stuyt, gérante de la pépinière Fallowfield et fille du propriétaire Kenny Stuyt, constate que les clients arrivent plus tôt cette année que les années précédentes.

«Je suis convaincue que la neige inspire les gens. Dès qu'il neige, on sait qu'on va recevoir des appels», affirme-t-elle.

Mme Stuyt note que la demande de sapins de Noël a augmenté au cours des cinq dernières années, mais qu'elle a commencé à se stabiliser. Désormais, ajoute-t-elle, la pépinière Fallowfield bénéficie d'une clientèle fidèle.

Elle a expliqué que l'entreprise familiale commence généralement à recevoir des demandes de renseignements concernant l'achat de sapins à la fin de l'automne, dès que l'Halloween est passée.

«Et puis, dès les premières neiges ou les premiers froids, nous recevons un afflux massif d'appels», a renchéri Mme Stuyt.

Fin novembre, la demande de sapins de Noël augmente fortement, et il y a même quelques achats après le 25 décembre, a précisé Mme Stuyt. Mais dès le 1er janvier, il n'y a plus ni demandes de renseignements ni achats.

Doug Drysdale, président de Drysdale Tree Farms, a indiqué que son entreprise avait également connu une hausse de son activité pendant la pandémie de COVID-19, qui se maintient encore aujourd'hui. D'une année à l'autre, a-t-il dit, la demande reste stable, une partie de la population choisissant chaque année d'acheter un sapin fraîchement coupé.

M. Drysdale a ajouté que la demande cette année semble comparable à celle des années précédentes jusqu'à présent, mais que les premières neiges «mettent assurément les gens dans l'ambiance des fêtes».

«D’ici la fin de semaine, pratiquement tous les vendeurs de sapins du sud de l’Ontario auront leurs arbres prêts pour ce week-end et le suivant, qui seront les deux week-ends les plus achalandés», a-t-il assuré.

Hausse des prix

M. Drysdale a souligné que, malgré les difficultés économiques que rencontrent les consommateurs, l’achat d’un sapin de Noël est un «achat annuel» que beaucoup pourront se permettre. Cependant, certains acheteurs devront faire face à des prix plus élevés.

M. Drysdale a observé que toutes les entreprises qu’il connaît sont confrontées à la hausse des coûts.

«Pour faire face à ces augmentations, comme toute autre exploitation agricole ou entreprise, il faut augmenter légèrement les prix afin de compenser une partie des coûts quotidiens», a-t-il expliqué.

Par conséquent, M. Drysdale a précisé que ses entreprises ont augmenté leurs prix d’environ 2 % cette année.

L’un des défis auxquels Drysdale Tree Farms a dû faire face cette année a été la sécheresse estivale, qui a accru la mortalité des jeunes plants. «Vous avez dépensé une fortune pour planter les arbres et mettre les jeunes plants en terre, et quand ils meurent, tout cet argent est perdu. De plus, il faut compter huit à dix ans pour qu'un arbre atteigne sa pleine maturité», a-t-il expliqué.

Parallèlement, Mme Stuyt a dit que la ferme Fallowfield Tree Farm avait augmenté ses prix d'environ 1 $ par pied d'arbre, pour atteindre désormais environ 15 $ le pied. Elle a justifié que l'inflation avait contraint l'entreprise à revoir ses prix à la hausse après plusieurs années de stabilité.

M. Thibeault estime que les prix se sont maintenant stabilisés.

«La bonne nouvelle, c'est que je pense que nous n'aurons plus de hausse avant quelques années et que les prix devraient se stabiliser sur le marché d'ici deux ans», a-t-il dit.

Shirley Brennan, directrice générale de l'Association canadienne d'arbres de Noël, a précisé qu'après la pandémie de COVID-19, le prix des engrais avait augmenté d'environ 50 %, mais qu'il s'était depuis stabilisé.

«Nous constatons toujours une hausse des coûts de main-d'œuvre et de transport. Mais dans l'ensemble, les prix des exploitations agricoles avec lesquelles j'ai discuté restent relativement stables», a-t-elle énoncé.

Alors qu'une forte demande semble se dessiner au Canada, M. Thibeault, dont l'entreprise exporte également des sapins aux États-Unis, a indiqué que la demande américaine de sapins semble avoir diminué.

«Je pense que l'économie américaine souffre beaucoup. Mes clients américains me disent que la plupart de mes commandes sont inférieures à celles de l'année dernière», a-t-il affirmé.

«L'une des raisons est, bien sûr, la situation économique. Mais la paralysie des services gouvernementaux a également constitué un revers majeur, car la plupart des employés n'ont pas été payés pendant plusieurs semaines. Je pense donc que cela a eu un impact sur les ventes de sapins de Noël sur la côte est américaine», a-t-il conclu.

Daniel Johnson, La Presse Canadienne

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