Mise à pied de 700 employés
Réduction des effectifs chez Telus: la Beauce est touchée
Par Salle des nouvelles
Difficile début d'année chez Telus où, depuis hier, des centaines de salarié de Rimouski, Sainte-Marie-de-Beauce, Québec et Montréal sont rencontrés pour se faire annoncer des vagues de départ volontaires.
Le géant des télécommunications réduit ses effectifs et, dans la plupart des cas, transfert le travail à des sous-traitants à l'international.
«C'est un coup dur pour les personnes touchées, mais aussi pour les économies des régions impactées où les bons emplois ne pleuvent pas» ont dénoncé conjointement les présidents de deux syndicats du SCFP, Luc Pouliot et Brian Leclerc. Un autre syndicat à travers le pays est aussi ciblé par la même vague pour un total de 697 offres de départ.
Les représentants syndicaux avertissent que la prestation de services sera affectée, car les personnes qui demeurent à l'emploi sont déjà surchargées.
Depuis dix ans, des milliers de bons emplois ont été perdus dans le secteur des télécommunications puisque les entreprises canadiennes, de plus en plus, embauchent leur main-d'œuvre à l'étranger. Malgré les subventions de l'État et les contrats publics accordés au secteur, des emplois sont constamment délocalisés.
«Nos impôts ne devraient pas subventionner la fuite de ces emplois. Surtout avec ce qui se passe au sud de la frontière où l'administration américaine fait preuve de protectionnisme. On devrait aider à maintenir le travail ici aussi. Les gouvernements ne font rien, et Telus abandonne le Québec», de conclure les représentants syndicaux.
Source: Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)
