Entretien audio
En tête-à-tête avec Daniel Chaîné
Depuis 35 ans, il est le grand manitou qui évolue dans les coulisses du développement économique de Beauce-Centre, et même plus, pour accompagner les entreprises, de tout acabit, dans les bons comme dans les plus difficiles moments.
En tout cas, les défis n'ont pas manqué durant toutes ces années pour le directeur général de Beauce Centre-Économique, Daniel Chaîné.
«Quand je rencontre un entrepreneur qui a des projets, ça me nourrit», signale-t-il en entrevue balado avec EnBeauce.com.
Élevé sur la ferme familiale dans le petit village de Saint-Sévère (population: 300) en Mauricie, il a décroché, dans les années 1980, un diplôme en administration, option finances, de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Après ses études, il a oeuvré dans sa région natale, notamment comme commissaire industriel, un poste qui lui a permis de développer ses premières compétences professionnelles du milieu des affaires.
«Mais je ne voulais pas rester numéro deux toute ma vie. Un bon matin, j'ai posé ma candidature comme directeur dans trois régions. J'ai eu trois réponses positives et j'ai choisi de venir en Beauce!», se rappelle-t-il avec bonheur. Un enthousiasme qui ne s'est pas démenti depuis qu'il a obtenu le siège en 1991.
La dernière décennie a été marquée par des enjeux de taille pour les entreprises, industries et commerces: pénurie de main d'oeuvre, recrutement international de travailleurs étrangers et virage technologique. «Quand tout marche bien dans une compagnie, on ressent pas le besoin d'effectuer des changements ou d'apporter des améliorations. Mais quand on investit pas, on prend du recul», affirme Daniel Chaîné. Il rappelle que l'innovation et la proactivité font partie des axes et des valeurs de la mission de son organisme.
Deux crises ont aussi mis en relief le rôle intermédiaire joué par Beauce-Centre Économique pour les affronter.
D'abord, durant la pandémie de la COVID-19, où l'agence a été désignée pour la gestion des enveloppes de soutien gouvernemental aux entreprises, entre autres choses.
L'autre bien sûr est la guerre tarifaire du président américain Donald Trump, alors qu'en Beauce, 65% des entreprises manufacturières exportent leur production vers notre voisin du Sud. «Il y a des secteurs, comme l'acier et le bois, qui sont plus touchés. Comme M. Trump est assez imprévisible, ça crée de l'instabilité dans le milieu, et en affaires, c'est pas la meilleure des choses. C'est pour ça qu'il faut rester alerte», a-t-il conclu, en signalant qu'un jour, l'actuel occupant de la Maison Blanche allait partir.
Écoutez l'intégrale de l'entrevue balado avec le directeur général de Beauce-Centre Économique, Daniel Chaîné.

