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LETTRE OUVERTE : « Pour moins de suicide chez les aînés »

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8 février 2019
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Maude Ouellet
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Par Maude Ouellet, Journaliste

Yvon Bureau est travailleur social de formation et coprésident du Collectif Mourir digne et libre. Dans le cadre de la semaine de prévention du suicide, il rappelle que le taux de suicide chez les aînés n’a pas diminué et que l’aide médicale à mourir pourrait être une piste de solution. 

Depuis le 3 février, c’est la semaine de la prévention du suicide. Grâce à tout ce travail de prévention intense, fructueux et très souvent bénévole, le nombre de suicides a diminué dans toutes les catégories d’âge, sauf chez les aînés, spécialement chez les plus âgés. Vieillir longtemps et très longtemps même, mourir longtemps et très longtemps même, en sont sûrement des facteurs très importants.

Voici ma conviction. L’arrivée de l’aide médicale à mourir, comme soin légal possible en fin et à la fin de la vie, fait et fera diminuer énormément le nombre de suicides chez les aînés. Avec un impact familial et sociétal majeur et des plus positifs. Le jugement unanime de la Cour suprême du 6 février 2015 ( déjà 4 ans ! ) apporte une immense bonne nouvelle : le droit à la vie n’impose plus l’obligation de vivre à tout prix et malgré soi. Donc, diminution des plus possibles lorsque l’aide médicale à mourir fait partie des soins de fin de vie personnalisés, proportionnés et appropriés. La Cour suprême affirme clairement que l’AMM est possible pour «une personne adulte capable qui consent clairement à mettre fin à sa vie; et qui est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables (y compris une affection, une maladie ou un handicap) lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition.» (Arrêt Carter/Conclusion) 

La diminution des suicides chez les aînés sera encore plus grande lorsque le gouvernement fédéral, par sa loi C-14, cessera d’exclure les grands souffrants adultes aptes de la vie. Ainsi ce nombre de suicides baissera grandement. Cruellement, cette exclusion pousse de ces souffrants à se tirer devant un train, à s’immoler par le feu, à cesser de manger et de boire, à abandonner leurs médicaments contre les douleurs ... et même à se rendre en Suisse pour un malheureux et un cruel suicide assisté. Ce sont de ces exclus qui entreprennent le douloureux, l’humiliant et l’inhumain chemin vers la Cour suprême …

Tous les organismes canadiens de prévention du suicide devraient s’unir et affirmer ceci : gouvernement du Canada, retirez de la loi C-14 sur l’aide médicale à mourir l’article portant cette aide médicale assistée par prescription. Cet article permet «de prescrire ou de fournir une substance à une personne, à la demande de celle-ci, afin qu’elle se l’administre et cause ainsi sa mort». Malheureusement, car cela ne permet aucun contrôle et aucune évaluation; même plus, cela est des plus risqués, sur de nombreux plans. Mais fort heureusement, presque pas de médecins canadiens aident à mourir par cette prescription. Heureusement, au Québec, le Collège des médecins interdit une telle aide à mourir par prescription. «S’il y a une aide médicale à mourir, le médecin sera là avant, pendant et après l’aide à terminer sa vie» Honneur à notre Collège des médecins!

Enfin, cette diminution augmentera le jour où les personnes au début de maladies du cerveau pourront placer leur demande d’aide médicale à mourir dans leurs Directives médicales anticipées. Diminueront aussi les ententes de meurtres par compassion.

Bonne et fructueuse Semaine de prévention du suicide! Et grande reconnaissance aux milliers de bénévoles canadiens qui se dévouent à cette Cause des plus nobles. 

 - Une lettre ouverte de Yvon Bureau 

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