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Une chronique du Musée ferroviaire de Beauce

Nos « ponts des chars » de 1881 à aujourd’hui (2 de 2)

Visite Wilfrid Laurier été 1911 à Vallée -Jonction.
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Photo: Archives Musée ferroviaire de Beauce, Coll. Université/SherbrookeVisite Wilfrid Laurier été 1911 à Vallée -Jonction.

Alors que la démolition du pont de chemin de fer vient d'être complétée sur la rivière Chaudière à la hauteur de Vallée-Jonction, EnBeauce.com publie le deuxième de deux articles sur les structures du genre qui se sont succédées au fil des ans. Une collaboration spéciale de François Cliche du Musée ferroviaire de Beauce

Pour identifier la valeur patrimoniale d’un pont, il existe aux Publications du Québec, un Manuel d’évaluation patrimoniale des ponts du Québec, donnant entre autres les  caractéristiques officielles et les interventions à faire par le Gouvernement.

Bien qu’il soit  relié principalement aux ouvrages routiers, il peut quand-même aider à lui trouver son IPS,  soit l’indice patrimonial d’une structure. Cet ouvrage, publié en juillet 2011 par la Direction  des structures du Ministère des Transports, précise la méthode d’identification numérique  de la valeur patrimoniale. Il peut être un document complémentaire de référence  provenant des grands principes de conservation du patrimoine, et ses critères permettent  d’attribuer un indice qui reflète la valeur patrimoniale historique, scientifique et  environnementale d’un pont. 

Bien que ce document d’analyse est un outil propre au Ministère, on peut quand-même  déceler plusieurs indices donnant un certain nombre de points selon différents critères, à  savoir :

- que le pont ferroviaire possède une structure « truss bridge » ou pont à poutres  triangulaires avec membrures verticales de type Baltimore (15/20 pts);

-que son constructeur de renommée nationale ou internationale est la Dominion Bridge Co., de  Lachine (5/5 pts);

- que la longueur de moins de 110 mètres de chacune des travées est considérée comme petite (0/10 pts);

- que son assemblage est à rivets (5/10 pts);

- que son  statut juridique s’il était cité (6/10 pts);

- que son degré d’authenticité est élevé (15/15 pts);

- que son année de construction se situe entre 1900 et 1930 (7/10 pts);

- que son importance a grandement contribué à l’histoire de la communauté (8/10 pts);

- qu’il se trouve dans un paysage harmonieux d’intérêt (8/10 pts);

- que son potentiel de mise en valeur est facilité  par des aménagements à proximité (15/15 pts);

- et qu’il a un grand intérêt pour le milieu (10/10 pts).

Ainsi, après une analyse sérieuse bien que non scientifique, on peut  facilement considérer que le « pont des chars » de Vallée-Jonction possède un indice patrimonial considéré comme étant élevé à très élevé. 

Un pont plus que centenaire
Notre très historique « pont des chars » du Québec Central à Vallée-Jonction est bien plus que centenaire, puisque son installation d’origine remonterait sans doute à 1905,  selon des plans datés d’octobre 1904.

Sa présence dans le paysage de la Beauce lui  confère ainsi une place de choix. Enjambant la majestueuse mais imprévisible rivière  Chaudière à la hauteur du Musée ferroviaire de Beauce, le « gros mécano noir » se trouve ainsi quatrième sur la liste des ponts ferroviaires à exister à Vallée-Jonction.

Malgré son  IPS (indice patrimonial d’une structure) considéré comme étant « élevé à très élevé », selon le Manuel d’évaluation patrimoniale des ponts du Québec, la démolition de cet emblématique monument s’est amorcée en janvier 2022.

Le panorama de Vallée Jonction sera bientôt remodelé puisque des jours meilleurs sont à venir.

Collaboration spéciale de François Cliche - Musée ferroviaire de Beauce.

À lire également:
Nos « ponts des chars » de 1881 à aujourd’hui (1 de 2)

Une conférence de François Cliche sur l'histoire du train en Beauce

Pont ferroviaire de Vallée-Jonction : un symbole architectural qui disparaît

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