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Pier Dutil

Les combats des chefs

durée 18h00
19 janvier 2026
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Par Pier Dutil

Le titre de ma chronique fait référence à la mini-série d’animation française inspirée de l’album «Le Combat des Chefs» publié en 1966 par Goscinny et Uderzo, les créateurs d’Astérix.

Eh bien, au Québec, en 2026, nous serons bien servis avec deux combats des chefs simultanés, l’un au Parti libéral (PLQ) et l’autre à la Coalition Avenir Québec (CAQ) suite à la démission des chefs Pablo Rodriguez et François Legault, tout cela à peine quelques mois avant la tenue de l’élection générale prévue pour le 5 octobre prochain, l’ultime combat des chefs.

Au PLQ

Suite à la démission de Pablo Rodriguez après un court règne d’à peine 188 jours, les Libéraux devront se choisir un nouveau chef.

Pour l’instant, un seul candidat crédible, Charles Milliard, a fait part de son intention d’être de la course. Il dispose déjà de l’appui de presque tous les membres du caucus libéral. Charles Milliard avait terminé deuxième à l’issue de la course précédente au PLQ en juin dernier.

Une autre candidature se pointe, celle de Mario Roy, un agriculteur et économiste beauceron (Saint-Jules) qui était également de la course précédente chez les Libéraux. Il s’était classé au dernier rang avec moins de 1 % des voix exprimées.

Mario Roy traîne encore une dette de quelque 18 000 $ de sa dernière course. Et, pour officialiser sa candidature d’ici le 13 février prochain, l’une des conditions exige le versement de 30 000 $. On voit mal comment Mario Roy parviendra à recueillir cette somme avant même d’avoir remboursé sa dette.

Si jamais Roy parvient à rencontrer toutes les exigences du parti, cela occasionnera une campagne à la chefferie qui prendrait fin le 14 mars prochain.

Une telle course coûtera cher au PLQ qui en fera les frais pour une deuxième fois en moins d’un an. Et tout cela à moins de neuf mois de la tenue d’un scrutin provincial qui, lui aussi, exigera des dépenses importantes. 

Vivra-t-on un combat des chefs au PLQ? Nous le saurons bientôt.

À LA CAQ

L’annonce de la démission de François Legault à titre de chef de la CAQ et de Premier ministre du Québec ne m’a pas surpris. Même si ce dernier affirmait avec force, avant les Fêtes, qu’il mènerait ses troupes lors de l’élection d’octobre prochain, j’étais loin d’en être convaincu.

Chaque fois qu’il abordait le sujet, François Legault précisait qu’il serait là à deux conditions : une bonne santé et l’approbation populaire. Si je ne connais pas l’état de santé de François Legault, cela ne semblait pas présenter un problème.

Par contre, au niveau de l’approbation populaire, pas besoin d’être un fin observateur de la scène politique québécoise pour se rendre compte que le lien de confiance entre le Premier ministre et la population québécoise est nettement rompu.

Tous les sondages publiés au cours des derniers mois démontraient clairement que François Legault croupissait dans les bas-fonds avec un taux d’approbation anémique.

Cela avait même un effet d’entraînement sur son parti qui, récemment, se retrouvait en quatrième place dans les intentions de vote des Québécoises et des Québécois, à égalité avec Québec solidaire (QS). Même que l’agrégateur des sondages Québec 125 prévoyait rien de moins que la disparition totale de la CAQ lors du prochain scrutin. 

Après avoir fait élire 90 députés en 2022, c’est toute une rebuffade pour le parti créé par François Legault.

Lors de l’annonce de sa démission mercredi dernier, François Legault est demeuré digne et serein, insistant pour rappeler les bons coups de son Gouvernement. Mais c’était trop peu, trop tard.

Pas de messie en réserve

Les noms de plusieurs ministres ressortent déjà comme de futurs candidats dans la course dont les modalités seront connues au cours des prochains jours.

Certains observateurs de la scène politique comparent la situation de la CAQ à celle du Parti libéral du Canada (PLC) suite au départ de Justin Trudeau. Alors que le PLC était largement dépassé par le Parti conservateur du Canada (PCC) dans les sondages, l’arrivée de Mark Carney a changé la donne du tout au tout et cela a permis la réélection des Libéraux à Ottawa. On peut en conclure que les électeurs canadiens en voulaient davantage à Justin Trudeau qu’à son parti.

Mais, à la CAQ, il n’y a pas de messie dans la salle d’attente. Les candidatures à la course à venir proviendront de l’intérieur du Gouvernement, ce même Gouvernement présentement loin dans les intentions de vote des Québécois.

De plus, la course à venir pourrait contribuer à créer des divisions importantes au sein du parti. Il ne faudrait pas oublier que, comme le dit son nom, le parti de François Legault est le résultat d’une coalition issue de péquistes et de libéraux déçus qui avaient opté pour une troisième voie, visant à mettre fin à l’éternel débat entre fédéralistes et souverainistes.

Suite à l’arrivée d’un nouveau chef libéral et à une importante avance du PQ dans les sondages, plusieurs ont le goût de revenir à leurs anciennes amours.

Dans les faits, la course à venir à la chefferie de la CAQ risque fort d’être déterminante pour l’avenir de ce parti créé par François Legault en 2011.

À la CAQ, pas de doute, il y aura bel et bien un combat des chefs.

À QS

De son côté, Québec solidaire (QS) a déjà tenu ses courses à la direction du parti. Après l’annonce du départ de Manon Massé et de Gabriel Nadeau-Dubois à titre de co-chef du parti, QS a vécu des moments troubles qui ont finalement mené à l’arrivée de Ruba Ghazal et Sol Zanetti à ces postes de commande.

Depuis l’élection d’octobre 2022, trois partis sur cinq ont changé de chef. Paul St-Pierre Plamondon à la tête du PQ et Éric Duhaime à la direction du Parti conservateur du Québec (PCQ) demeurent bien en selle et mèneront leurs troupes lors de la prochaine élection.

Une fois que tous ces chefs auront été élus, nous assisterons au vrai combat des chefs lors de la prochaine élection d’où ne sortira qu’un seul chef du Gouvernement québécois.

En voulez-vous des chefs, en v’là!

Courage

Il ne reste que 1 113 jours au mandat de Donald Trump.

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