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Pier Dutil

Ça construit à Saint-Georges

durée 18h00
16 mars 2026
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Par Pier Dutil

Un rapport publié récemment par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) indiquait qu’en janvier 2026, le nombre de mises en chantier au Québec a diminué de 32 %. Même si cette donnée ne concerne qu’un seul mois, on croit y déceler une tendance forte.

Eh bien rassurez-vous, ce n’est pas le cas à Saint-Georges où la construction de nouveaux logements ne cesse de progresser.

Crise du logement

Depuis deux ou trois ans, on entend dire qu’il y a une crise du logement dans l’ensemble du Canada. Les logements se feraient de plus en plus rares et de plus en plus dispendieux.

Selon des informations qui m’ont été transmises par Jean-Yves Gosselin, Directeur du Service de l’Urbanisme à Saint-Georges, il existe encore une crise du logement dans la métropole beauceronne.

Selon M. Gosselin, «Un taux sain d’inoccupation locatif oscille de 2 % à 3 %.» Or, à Saint-Georges, ce taux était de 1 % à la fin de 2025. Au cours des dernières années, ce taux a fluctué de 0,3 en 2021, à 0,7 en 2022, à 0,5 en 2023 et à 0,1 en 2024. On est donc loin du taux sain d’inoccupation.

Pourtant, des nouveaux logements, il s’en est construit beaucoup à Saint-Georges au cours de ces mêmes années : 226 en 2021, 222 en 2022, 232 en 2023, 354 en 2024 et 352 en 2025, pour un grand total de 1 386 en cinq ans.

Encore plus à venir

Le 26 janvier dernier, dans un article de Léa Arnaud publié sur enBeauce.com, nous apprenions que les dirigeants municipaux avaient entériné huit accords différents avec des promoteurs pour prolonger les rues et les services permettant la construction de rien de moins que 520 nouvelles unités de logement représentant des investissements de 125 M$. D’autres accords Ville-Promoteurs seraient actuellement en développement pour l’ajout d’environ 300 autres unités de logement, selon M. Gosselin.

Et cela n’inclut pas le projet de la Ville de Saint-Georges de se prévaloir du programme du Gouvernement du Québec «Logements locatifs abordables.» Le projet en question prévoit la construction de 41 logements destinés à des ménages à revenus modestes ou faibles et à des personnes ayant des besoins particuliers en habitation. L’édifice en question serait situé dans la 120e rue, là où se trouvaient auparavant les anciens studios de Radio Beauce et une usine de chaussures construite en 1932. Cet édifice a été démoli il y a un an ou deux.

Des prix en hausse

Jusqu’à date, les nouveaux logements continuent à trouver preneurs puisque l’on assiste à l’arrivée de nouveaux citoyens en Beauce.

Ces nouveaux arrivants, ils proviennent en partie du nombre de travailleurs étrangers qui viennent combler des emplois disponibles dans nos entreprises.

Ils proviennent aussi de personnes résidant dans des municipalités de la région qui, prenant de l’âge, décident de se rapprocher des services, notamment dans le domaine de la santé. La plupart des plus petites municipalités en Beauce ne peuvent compter sur une clinique médicale et/ou sur une pharmacie. Au lieu d’avoir à se déplacer constamment, on fait le choix de venir vivre en ville.

Cette forte demande pour de nouveaux logements crée un impact à la hausse sur le coût des logements. On sait tous que, depuis la pandémie, les coûts de construction ont connu une hausse importante, notamment du côté des matériaux.

Aujourd’hui, choisir d’habiter dans un logement neuf de 4 ½ appartements nécessite des débours de 1 000 $ par mois, voire même plus.

À contre-courant

La situation à Saint-Georges va à contre-courant par rapport aux tendances canadienne et québécoise où il y a eu surchauffe au cours des dernières années.

Dans les grandes métropoles comme Montréal, Toronto et Vancouver, au cours des dernières années, on a construit beaucoup de nouveaux logements locatifs, car la demande était bel et bien là. Présentement, il semble que la demande soit au ralenti. 

Il importe de mentionner également que les coûts de location dans ces grandes villes ont atteint des sommets jamais vus. Ces hausses de prix font en sorte que plusieurs petites familles ont choisi de s’installer dans les banlieues où les prix sont plus raisonnables. On a même assisté à une diminution de la population de Montréal au cours des dernières années.

Tout porte à croire que cette situation risque peu de se produire à Saint-Georges, car la demande demeure ferme.

Ailleurs aussi

Si je me suis concentré dans cette chronique sur la situation à Saint-Georges, avant de conclure, je me permets de signaler que la crise du logement n’est pas unique à la métropole beauceronne.

Les taux d’inoccupation en Chaudière-Appalaches sont tous inférieurs au taux sain d’inoccupation recommandé. En 2025, ces taux étaient de 0,7 % à Montmagny, 1,1 % à Thetford Mines et 1,6 % à Sainte-Marie.

À moins d’un revirement imprévu, tout porte à croire que la construction de nouveaux logements dans notre région continuera d’être très active.

Courage

Il ne reste que 1 041 jours au mandat de Donald Trump.

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