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Le trésor de Benedict Arnold: entre légende et réalité

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31 juillet 2014
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Yanik B. Lessard
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Par Yanik B. Lessard, Journaliste

C’est une histoire où la légende et la réalité se confondent que celle du trésor du général Benedict Arnold. Des centaines de pièces d’or perdu au fond des flots tumultueux de la rivière Chaudière. Est-ce une pure invention de l’imagination ou est-ce basé sur des évènements historiques? Rappelons tout d’abord les faits.

En 1775, le général américain Benedict Arnold part à la conquête de Québec, avec une armée de 1100 hommes. Il doit remonter la rivière Kennebec, rejoindre la Dead River, trouver le lac Mégantic, descendre la rivière Chaudière, puis assiéger la ville de Québec. Pour réaliser cet exploit, il s’est fait construire plusieurs embarcations.

Ainsi, en septembre 1775, Arnold et ses hommes partent en direction de Québec. Toutefois, l’expédition est plus difficile que prévu. Après plusieurs jours très éprouvants, il atteint le lac Mégantic avec 674 soldats. Plusieurs ont déserté, d’autres sont morts de maladies. Avec des effectifs amoindris, il faut maintenant trouver l’embouchure de la rivière.

Affamée et épuisée, ayant perdu plusieurs embarcations, l’armée du général rejoint finalement la rivière Chaudière vers la fin du mois d’octobre. Commence alors la descente de la rivière afin d'aller assiéger Québec.

C’est ici que des éléments légendaires viennent se confondre à la réalité. L’histoire traditionnelle veut que la pirogue du général, emportée par des rapides, se soit brisée sur une roche, engloutissant ainsi plusieurs pièces d’or au fond de la rivière. Incapable de récupérer l’or, l’armée n’aurait eu d’autres choix que de continuer sa route vers Québec.

Le lieu exact de l’incident, à supposer qu’il ait réellement eu lieu, n’est pas certain. Au fil du temps, on a affirmé que le trésor englouti se trouverait dans les « Rapides du Diable » à Beauceville ou encore dans les rapides près de Saint-Martin.

Plusieurs ont tenté, toujours en vain, de mettre la main sur le butin perdu. En 1970, des plongeurs professionnels ont même sondé la rivière, notamment à Saint-Martin. Aucune pièce d’or ne fut jamais retrouvée.

Quoi penser?

De nos jours, le trésor du général Arnold résonne davantage comme une histoire folklorique et légendaire. Le manque d’informations exactes et de preuves concrètes fait en sorte que bien peu de gens croient réellement au trésor perdu.

Fait intéressant : le journal d’Isaac Senter, médecin de Benedict Arnold, n’indique rien au sujet d’un trésor qui aurait été englouti. Pourquoi Senter n’aurait-il pas mentionné cet incident dans son journal? Il prenait pourtant en note les mésaventures majeures qui survenaient au fil des jours.

En terminant, soulignons que le trésor de Benedict Arnold continue de faire rêver. S’il n’a jamais enrichi personne, on peut néanmoins affirmer qu’il agrémente joliment l’histoire beauceronne.

Source: Histoire de Beauce-Etchemin-Amiante, collectif, 2003.

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