International de sculpture : transfert de savoirs sur l’île Pozer
Dans le cadre de l’International de sculpture qui se déroule sur l’île Pozer à Saint-Georges, non seulement les artistes échangent avec le public, mais ils échangent également des techniques et des idées entre eux pour éventuellement améliorer leur façon de travailler. Du moins, cela est le cas pour les sculpteurs Paul Duval et Siriki Ky.
D’un côté, l’artiste de Saint-Georges-de-Beauce a partagé sa technique de fabrication de maquettes en pâte de papier avec le sculpteur du Burkina Faso. En échange, Siriki Ky a enseigné à Paul Duval sa méthode de « cire perdue » et sa façon de procéder pour la fonte des métaux. « C’est certain que cette technique peut être intéressante pour moi, car ça peut m’éviter d’aller en fonderie […] évidemment, ce n’est pas la même qualité de finition, mais moi j’aime bien être maître de toutes les étapes de création », explique M.Duval.
« C’est un échange de bons procédés et c’est ça le fondement même d’un symposium : échanger, discuter et partager », ajoute Siriki Ky.
La cire perdue
La technique de « la cire perdue » de l’artiste du Burkina Faso consiste à fabriquer les pièces de la sculpture originale en cire, puis à recouvrir le tout d’un mélange de terre et de fumier. Une fois séchées, les différentes sections de la sculpture sont positionnées au-dessus d’un feu pour faire évacuer la cire. La terre et le fumier formeront alors un moule « négatif » dans lequel le métal en fusion sera coulé pour former le « positif ». Une fois le tout refroidi, l’artiste casse le moule pour récupérer ses pièces, puis corrige les imperfections avant d’assembler le tout par la soudure.
En ce qui concerne la fonte des métaux, Paul Duval et Siriki Ky ont fabriqué un four dans lequel un récipient résistant aux hautes températures y était entouré de charbon. Pour obtenir des flammes vives, un tuyau d’air à pression soufflait en continu sous le foyer. Puis, les artistes ont déposé dans le récipient des pièces de bronze et ont attendu patiemment que celles-ci soient réduites à l’état liquide.
Quoi que le premier essai de la méthode de fonte ait échoué lors du passage d’EnBeauce.com, les artistes ont pu quand même faire fondre leurs métaux plus tôt cette semaine. Le problème auquel ont fait face les sculpteurs est que le bronze en fusion se solidifiait presque immédiatement après sa sortie du four, passant d’une température de plus de 1000 degrés Celsius à 12 degrés aux abords de la rivière Chaudière.
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