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Et si notre patrimoine nous était conté?

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1 août 2010
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La troupe des Feux Follets, dirigée par Pauline B. Paré et Chantal Genier, a présenté sa sixième soirée de contes ce samedi, devant une salle comble. Toujours dans le but de promouvoir l’importance de notre patrimoine par la tradition orale, ces fringants comédiens tout droit rescapés des Belles histoires des pays d’en haut n’ont pas la langue dans leur poche, surtout lorsque vient le temps de parler de médecin ou de « guérisseux ». C’est autour de ce thème que s’est tricotée la soirée, se déroulant au Café du Conteux, situé dans le Manoir du Village des Défricheurs.

À l’intérieur du bâtiment rustique, l’odeur du bois vieilli et le léger tintement des flammes vacillantes des lampes à l’huile, seules sources de lumière, promulguent à la soirée une ambiance unique. Il suffit de prendre quelques instants pour ignorer les autres spectateurs et se plonger pleinement dans l’univers raconté des Feux Follets, pour voyager dans le temps et dans l’espace. Ici, on ne meurt pas, on « déboustifaille », et lorsqu’on prend un coup, on boit de la « bagosse », et ne vous faites surtout pas prendre par le bedeau, car c’est avec le curé du village que vous devrez vous expliquer. Bienvenue en 1909.

D’emblée, c’est le personnage de Léonie, interprétée par Mme Paré, qui a ouvert le bal en nous présentant les charmants habitants du village. La propriétaire du magasin générale, le jeune médecin en devenir, la nièce de l’un et le neveu de l’autre, l’ivrogne et la vieille fille, la veuve et la commère, bref, une belle brochette de personnages tous particuliers et uniques dans leur façon d’être. S’en sont suivi cinq contes différents, chacun pris en charge par l’un ou l’autre des villageois, élaborant sur le fait d’être un médecin, ou un « guérisseux ». Doit-on faire confiance aux pilules, ou alors devrions-nous tenter notre chance avec une présumée sorcière ayant le don de soigner n’importe quel malaise?

Même si les conteurs ont chacun leur histoire, tous participent dans le récit. Tout se joue dans le rythme et dans le ton donné à la soirée. Ainsi, les commentaires fusent de part et d’autre, que ce soit pour taquiner la commère ou exprimer un doute sur la véracité du court récit. Les Feux Follets oeuvrent ensemble pour faire vivre une expérience au public, et ils le font très bien. L’ambiance est au partage, ce qui incite les spectateurs à participer eux aussi, parfois à la plus grande surprise des comédiens.

« L’art du conte réside beaucoup dans l’improvisation, et n’a rien ou peu à avoir avec les longues tirades du théâtre. Le produit fini passe par un long travail de personnage, de mise en bouche, mais aussi une compréhension de nos racines et de notre patrimoine. Et cette culture qui semble se perdre de plus en plus doit occuper une place importante dans l’histoire que l’on enseigne. Peut-être que c’est cliché, mais c’est vrai : pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où on vient », affirme la metteure en scène et comédienne Pauline B. Paré, à propos du travail et de la responsabilité du conteur.

Contes complets
Il ne reste que deux soirées de contes d’ici la fin de l’été pour les Feux Follets. La prochaine représentation aura lieu le 14 août, et portera sur les « J’teux de sorts et joueux de tours ». Le dernier spectacle aura lieu le 28 août, alors qu’un sombre étranger rendra visite aux villageois. La troupe offrira aussi une soirée spéciale pour célébrer la fête de Noël, le 18 décembre prochain. Il est déjà temps de réserver vos places, qui s’envolent très rapidement soulignons-le.

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