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Au nom du folklore: Marc Gagné partage sa passion

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18 novembre 2012
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Marc Gagné était présent à Saint-Joseph dans le cadre de la journée Art Dating afin d’y offrir une conférence portant sur le folklore francophone. La rencontre avait lieu au Musée Marius-Barbeau au cœur d’une exposition déjà teintée d’histoire. La table était donc mise pour une rencontre intéressante et surtout enrichissante

C’est exactement ce qui a été offert aux auditeurs qui ont profité de cette opportunité gratuite de partage et d’apprentissage. Véritable érudit, le professeur de formation, compositeur et auteur a partagé avec le public sa passion pour ce riche héritage spirituel que transportent les Beaucerons, résultat d’une tradition orale qui continue de se métamorphoser et d’enrichir notre folklore.

« L’étymologie du mot folklore désigne une science qui se transmet de personne en personne », partageait le conférencier. « On connaît très rarement l’auteur des chansons folkloriques, c’est ce qui en sorte qu’elles font partie du folklore. » Il a renchéri en précisant que les chansons de Gilles Vigneault, quoiqu’éternellement pertinentes et riches pour le patrimoine culturel québécois, ne feront vraisemblablement jamais partie du folklore, puisque l’auteur en est connu.

C’est dans sa ville natale qu’était présentée cette conférence de Marc Gagné, Joselois d’origine installée à Québec depuis plusieurs années. Son expertise l’a cependant ramené au bercail au fil de sa carrière alors qu’il enquêtait et parcourait les villages de la Beauce pour y enregistrer les chanteurs amateurs par centaines. Sa conférence portait principalement sur les découvertes et résultats de ces recherches. Il a souligné sa rencontre avec Emmanuelle Cloutier de Saint-Jules de qui il a pu enregistrer plus de 150 chansons folkloriques afin d’ajouter à ses recherches.

 Son étude très large du folklore musical francophone a mené Marc Gagné à des découvertes particulièrement surprenantes. Entre autres l’origine de plusieurs chansons et comptines, que l’on croit généralement québécoises, qui remonte dans certains cas jusqu’au temps médiéval.

Certains membres du public étaient particulièrement étonnés d’apprendre entre autres que Le Rapide Blanc d’Oscar Thiffault (le fameux awingna han) est en faite une chanson médiévale dont le texte et la mélodie ont évolué lors de sa transmission jusqu’au Québec, neuf siècles plus tard. Dans ce cas et dans la majorité des autres, les paroles ont été métamorphosées jusqu’à raconter une histoire complètement différente et même, dans certains cas, jusqu’à ne plus faire aucun sens.

La rencontre était trop courte pour que le public puisse savoir tout ce qu’il voulait apprendre. Le conférencier quant à lui aurait pu continuer sur des jours et des jours à partager sur ce propos qu’il véhicule avec une grande passion. La conférence a cependant dévoilé de grandes découvertes et a permis aux auditeurs de ressortir avec un bagage supplémentaire de connaissance.

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