Le 25 avril 2026
Soirée réussie pour la 5e édition d'Art sonore à l'Abbaye
La cinquième édition de l'événement Art sonore à l'Abbaye, organisé par EXEcentrer, a réuni plus de 70 personnes le 25 avril dernier à l'Abbaye Notre-Dame du Bon-Conseil, à Saint-Benoît-Labre.
Sous le commissariat d'Alain Lapierre, la soirée s’articulait autour de la thématique des détournements.
Tour à tour se sont succédé à l’avant de la salle les artistes thisquietarmy [Eric Quach] et Philippe Léonard – qui travaillaient en duo pour l’occasion – de même que Nathalie Bujold, Alexandre St-Onge et Vincent Thériault. Chacun y a mené des actions performatives intrigantes, étonnantes, vibrantes: les approches étaient multiples, mais toutes donnaient beaucoup à voir et à entendre; à vivre. Les artistes avaient été invités à relever le défi de créer une œuvre originale en dialogue avec le lieu d’accueil, et bénéficiaient en amont d’une résidence de trois jours pour jouer avec divers outils, ressources, instruments afin de générer de nouvelles pistes expérimentales, sonores comme visuelles.
« Qu’il s’agisse de transformer les modalités traditionnelles de la captation du réel ou d’altérer celles d’un instrument, d’une image, d'un objet ou de matériaux, chaque artiste a apporté un regard singulier sur le lieu et sur les enjeux de la création in situ. Le calibre des artistes était extrêmement relevé; cette édition était vraiment exceptionnelle », a souligné Nady Larchet, directrice générale d’EXEcentrer.
Initiés comme moins initiés à ces pratiques interdisciplinaires étaient présents. En plus des Beaucerons présents, plusieurs convives venaient d’ailleurs – de Montréal à Québec, en passant par certaines régions périphériques –, un indice que cet événement dépasse désormais le seul bassin de la région.
« Pour chaque édition d’Art sonore à l’Abbaye, la programmation apparaît très spontanément au gré de mes goûts éclectiques. Toujours soucieux d’en offrir autant aux yeux qu’aux oreilles, j’ai sélectionné cette année des artistes qui m’éblouissent en utilisant des instruments de musique de façon non orthodoxe, en les détournant un peu de leur rôle classique, rendant ainsi la frontière entre art sonore et musique toujours plus floue. [Il faut] faire rayonner cette réussite en art contemporain dans un milieu où le manque est abyssal. Pour moi, apporter ces pratiques artistiques essentielles dans ma région est mon action la plus porteuse de sens jusqu'à maintenant », a mentionné Alain Lapierre.

