Sainte-Marie devient Santa-Maria
Des membres du groupe American Racket, lors d’une remise de cadeaux protocolaires avec le président de Gigue en Fête Bruno Vachon et le maire Harold Guay.
Malgré la pluie et deux autobus en provenance de l’Abitibi qui ont annulé le voyage à cause de l’augmentation du prix de l’essence, le festival Gigue en Fête a réussi à maintenir l’achalandage de l’an dernier. Selon le président Bruno Vachon, il s’agit d’une situation positive, même si les organisateurs auraient aimé voir l’achalandage augmenter. Il note aussi qu’il y a eu une augmentation du nombre de motorisés sur place.
Plus de 800 personnes ont assisté au spectacle d’ouverture de la neuvième édition de Gigue en Fête jeudi le 26 juin. Et pour plusieurs, il s’agissait du meilleur spectacle d’ouverture de ce festival. Devant une foule enthousiaste, la scène Desjardins, située à l’aréna, a regroupé cinq ensembles folkloriques. Figurant au nombre des ambassadeurs du festival, Les Jarrets Noirs de Sainte-Marie ont ouvert le bal en offrant une prestation coup de cœur avec, particulièrement, un numéro de danse sur un baril. Leur spectacle marie le conte, le théâtre, la danse et la performance.
En deuxième partie, les spectateurs ont eu droit à quatre séquences de ravissement. L’Ensemble Folklorique Manigance, groupe hôte de Gigue en fête, a fait plonger les spectateurs au cœur des racines traditionnelles beauceronnes. Pour ajouter à la couleur de cette partie de la soirée, le public a eu droit à trois autres excellentes prestations. The MacCulloch Dancers ont présenté des danses d’Écosse. Les Bons Diable du Québec y sont allés d’une prestation originale de danses québécoises. Enfin, American Racket de la Floride a fait honneur à sa réputation. Le groupe d’une énergie débordante, a conquis l’assistance avec son clogging, un type de danse traditionnelle des États-Unis.
Le lendemain, l’aréna était plein à craquer lors du traditionnel méchoui. La plupart des spectateurs sont restés pour voir le spectacle de la soirée mettant en vedette Calvin Wollrath, l’Ensemble Folklorique Manigeance, Les Bons diables et The MacCulloch Dancers. De plus, la belle température a fait en sorte que le site en tant que tel était animé. Ce qui n’a malheureusement pas été le cas le samedi à cause du mauvais temps. D’ailleurs, selon les restaurateurs interrogés sur place, les ventes s’en sont ressenties. Toutefois, cela n’a pas empêché le spectacle de la soirée d’être un beau succès. American Rocket a encore une fois volé la vedette. Ils étaient suivis des groupes Inkindi et des Pieds Légers de Laval. Avant cela, il y a eu un 5 à 7 pour les gens qui ont gravité autour du festival (organisateurs, bénévoles, artistes, commanditaires, etc.). Harold Guay a rappelé la décision de la Ville de faire de Gigue en Fête son activité porte-étendard, sa carte d’affaires culturelle en quelque sorte. Il y a ensuite eu un échange de cadeaux avec les groupes invités, alors que la Ville et le festival ont remis des produits du terroir beauceron et une murale fléchée aux couleurs de Sainte-Marie. D’ailleurs, le maire portait une ceinture fléchée aux couleurs de sa ville.
Le dimanche a commencé avec le traditionnel déjeuner beauceron de l’érable avant d’offrir une programmation variée pour toute la famille. En soirée, le spectacle de fermeture a rempli ses promesses, surtout sa deuxième partie. Le fil conducteur de la soirée était la visite d’un musée où chaque numéro de danse correspondait à un tableau vivant. Guidé par la toujours pétillante Karina Lehoux, un groupe de touriste visitait le musée de Santa-Maria. L’Ensemble Folklorique Manigeance a lancé le spectacle sur les chapeaux de roue avec leur mélange de danses traditionnelles et contemporaines toujours très rythmées. La fin de la première partie a toutefois manqué un peu de rythme avec les danses traditionnelles offertes par The McCulloch Dancers et les Pieds Légers et les danses et chants du groupe d’origine rwandaise Inkindi. En deuxième partie, le groupe American Racket a encore volé le show avec une performance endiablée qui ne comprenait aucun temps mort.
Au final, un bien beau festival. Bien sûr, on aurait aimé que le beau temps soit de la partie, mais les organisateurs n’y peuvent rien. Au chapitre des – petites – corrections à apporter, je noterais que les tables étaient un peu trop remplies lors du méchoui (il aurait fallu couper deux personnes par table pour être à l’aise) et que la programmation n’était pas aussi exotique que l’an dernier. Également, cela aurait été agréable que le site soit plus animé. Mais, c’est relié au mauvais temps qui a obligé à transférer certaines activités dans l’école.
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