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Abolition des commissions scolaires

Le président de la CSBE se vide le coeur

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7 février 2020
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Sylvio Morin
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Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

« J'en ai gros sur le coeur. C'est une journée très très très triste, surtout pour nos enfants à qui on enseigne le respect qui est la première valeur de ce qu'on appelle la démocratie ».

C'est en ces termes que s'est exprimé ce matin Charle-Henri Lecours qui, depuis 22 ans, préside aux destinées de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin, au moment même de la décision du gouvernement d’imposer un bâillon pour l’adoption du projet de loi n°40 sur l'abolition des commissions scolaires.

Le président est passablement amer envers le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, qui avait déclaré en entrevue l'automne dernier pour discréditer le travail des administrateurs scolaires:  « Février 2020, finis les commissaires, finies les parties de golf et les rencontres de formation dans le Sud ».

« En Beauce-Etchemin, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Depuis 22 ans avec mes collègues commissaires et administrateurs, nous avons travaillé à bâtir une communauté éducative  de qualité, nous avons géré les finances très serré avec comme but premier de bien desservir les élèves afin qu'ils bénéficient  du meilleur milieu qui soit. Me faire rabattre comme du poisson pourri que nous sommes des incompétents qui prenons de mauvaises décisions administratives, que nous sommes des moins que rien, je ne le prends pas. On mérite plus d'honneur que ça et je suis très fier des actions que nous avons posées », de se vider le coeur M. Lecours en entretien avec EnBeauce.com.

Il en veut également aux députés provinciaux de la Beauce et de Bellechasse de ne pas s'être portés à la défense de la CSBE comme organisme porteur « des bonnes valeurs des gens de chez-nous  ».

Antidémocratique

La forme actuelle du projet de loi est discriminatoire envers les francophones et envers tous les contribuables puisqu'il va à l’encontre des principes démocratiques enseignés dans les écoles, estime le président de la CSBE.

« Réserver un mode de scrutin scolaire uniquement pour les anglophones et interdire à des citoyens francophones, ayant des enfants à l’école ou non, de s’impliquer dans la démocratie scolaire sont carrément à l’encontre des pratiques inclusives propres à notre société québécoise. C’est de la discrimination pure ! », a dénoncé M. Lecours. 

Il estime que la nouvelle approche d'organisation et de gouvernance scolaires représente « un recul sur le pouvoir d'élire » des officiers issus du milieu même, surtout les parents « qui connaissent les préoccupations et les besoins » de la région.

S'il croit dans la bonne volonté des personnes qui prendront le relai, il se demande toutefois en quoi la centralisation des pouvoirs et la perte d’autonomie décisionnelle va permettre aux élèves de mieux réussir qu'ils le font présentement.

« La Réforme Roberge aura comme répercussions une hyper centralisation, un désintéressement de la population face à l’importance de l’éducation ainsi que des injustices entre francophones et anglophones. Nous sommes loin des vraies préoccupations : la réussite des élèves et la persévérance », a-t-il conclu.

 

 


 

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