Édition 2026
Recherche, créativité et éloquence à l’Expo-sciences du CSSBE
La Polyvalente Bélanger de Saint-Martin accueillait, ce jeudi 22 janvier, la 28e édition de l’Expo-sciences du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin (CSSBE), un événement qui a permis à des élèves du primaire et du secondaire de la région de présenter leurs projets de recherche à la communauté, tout en développant des compétences qui dépassent largement le cadre scolaire.
L’activité a réuni 44 kiosques scientifiques et des jeunes âgés de la 3e année du primaire jusqu’à la 5e secondaire, issus notamment des écoles de Saint-Gédéon, Saint-Côme-Linière et des polyvalentes de la Beauce. Le public était invité à circuler entre les kiosques en soirée, avant que les projets ne soient évalués par des juges dès demain.
Pour Chantal Poulin, conseillère pédagogique en science et technologie et organisatrice de l’événement, l’Expo-sciences va bien au-delà des sciences dites « pures ».
« L’expo-science, c’est une compétition où les jeunes doivent faire une recherche sur le sujet de leur choix. Les sciences sont prises de façon très large : ça peut être les sciences humaines, la psychologie, la sociologie, l’histoire, la géographie. Ils se posent une question et doivent trouver une réponse », explique-t-elle.
Les élèves peuvent aussi choisir une approche plus concrète. « Ils peuvent concevoir un objet, identifier un besoin et expliquer leur démarche. Ils sont jugés autant sur le contenu de leur recherche que sur la façon de livrer leur message, la présentation orale et la qualité du visuel », précise Mme Poulin.
Des sujets variés… et parfois surprenants
Sur place, les visiteurs ont pu découvrir une grande diversité de thèmes : volcans, Deuxième Guerre mondiale, différents types de cancers, l’espace — des étoiles à la possibilité de vie sur Mars —, mais aussi des sujets très ancrés dans la réalité des jeunes, comme les dangers des boissons énergisantes ou les paralysies du sommeil.
Certains projets se démarquaient par leur originalité, notamment une recherche sur la bioluminescence, la mémoire des cheveux, ou encore un duo d’élèves ayant conçu une guitare accompagnée d’une pédale « fuzz ».
« Le même sujet peut être traité de façon complètement différente, souligne l’organisatrice. On peut avoir deux équipes sur Alzheimer : une va parler des traitements, l’autre de l’impact dans la vie quotidienne ou de la chimie du cerveau. »
Selon Chantal Poulin, l’Expo-sciences joue un rôle clé dans le développement des jeunes. « Souvent, ce ne sont pas des élèves qui ont un profil sportif ou artistique. C’est leur compétition à eux. On leur donne un moyen d’aller plus loin et d’être fiers de ce qu’ils aiment. »
Elle observe aussi des retombées concrètes en classe. « Des enseignants disent : “Mon dieu, maintenant, il est capable de mieux s'exprimer.” Des élèves de secondaire disent qu’ils avaient peur des entrevues, mais ici, ils travaillent aussi sur ça. La science devient un prétexte pour développer d’autres compétences. »
De la Beauce jusqu’aux finales provinciales et nationales
L’Expo-sciences locale constitue la première étape d’un parcours pouvant mener plus loin. Les meilleurs projets sont sélectionnés pour les finales régionales, puis provinciales et nationales.
« L’an passé, une dizaine d’équipes de la Beauce sont allées à Québec. Un élève d’ici a même représenté la région au provincial à Montréal », rappelle Mme Poulin.
Dans un contexte où les écoles doivent composer avec des contraintes de temps et de ressources, la tenue de l’événement demeure, selon elle, essentielle. « Je me bats pour l’organiser parce que les élèves, les enseignants et les écoles en ressortent gagnants. »
À Saint-Martin, cette édition a une fois de plus démontré que la relève beauceronne sait faire preuve de curiosité, de rigueur et de créativité, tout en trouvant à l’Expo-sciences un espace pour s’exprimer autrement que par les parcours traditionnels.

