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La plantation de végétaux chez soi pour la nature

Donnez un « coup de pouce vert » aux espèces indigènes

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13 mai 2023
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Mathieu Bouchard-Racine
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Par Mathieu Bouchard-Racine, Journaliste

En cette période de l'année, il est temps pour la population de penser à son jardin, ses plates-bandes et ses fleurs. L'organisme Conservation de la nature Canada dresse une liste de recommandation pour soutenir la nature autour de nos domiciles.

Une campagne bien connue de CNC porte sur le mois de congé de tonte du gazon, pour offrir aux espèces polinisatrices davantage de ressources. Un autre facteur déterminant pour la protection de l'environnement porte sur la plantation de végétaux indigènes. 

Sur ces mots, la directrice de programmes pour l'ouest du Québec à CNC se prononce, sur l'importance sous-estimée de nos propriétés pour la protection de la nature. Caroline Gagné rappelle effectivement que les gestes posés dans les domiciles en matière d'environnement, comme la plantation, vont avoir un impact sur la nature.

« Nous pensons souvent que les lieux que nous habitons sont distincts de la nature, mais en réalité, ils font partie intégrante de l’écosystème. Les plantes que nous choisissons de cultiver influenceront la diversité et l’abondance des espèces sauvages. Les arbres, arbustes et fleurs sauvages indigènes subviennent en effet aux besoins d’une plus grande diversité d’espèces pollinisatrices et d’insectes que les plantes habituellement utilisées en horticulture. Opter pour des espèces indigènes est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur la biodiversité locale », a expliqué Mme Gagné.

Sur ce, la plantation de végétaux indigènes pour la période estivale est un facteur déterminant pour l'environnement, dont l'organisme souhaite faire campagne. C'est par la voix d'un communiqué qu'elle a dressé une liste de cinq recommandations pour palier au maximum à ces objectifs.

  1. « Puisque les plantes indigènes ont évolué en même temps que les abeilles, papillons et autres espèces, elles sont mieux adaptées pour répondre aux besoins des espèces sauvages que les variétés ornementales. Ces dernières sont souvent cultivées dans le but d’améliorer leurs caractéristiques esthétiques et peuvent en revanche perdre leur valeur nutritionnelle dont les pollinisateurs et d’autres espèces sauvages ont besoin.
  2. Choisissez des plantes dont pourront profiter les espèces sauvages tout au long de l’année, soit celles qui fleurissent au début du printemps et celles qui fleurissent encore à l’automne, comme l’aster et la verge d’or. N’oubliez pas que les végétaux indigènes peuvent être des arbustes et des arbres, tels que l’amélanchier et la viorne. En effet, bon nombre d’arbustes fleurissent tôt en début de saison et sont une importante source de nourriture pour les pollinisateurs; l’automne venu, ils fournissent aussi des baies aux oiseaux.
  3. Renseignez-vous sur les types de sols et communautés végétales indigènes autrefois présents dans votre région. Vous aurez ainsi une meilleure idée des types de plantes qui pourront s’épanouir dans votre jardin. Pour en savoir plus sur les espèces indigènes propres au Québec, consultez les Guides de plantation écorégionaux pour le Québec du Pollinator Partnership : pollinator.org/guides-canada
  4. Vérifiez la provenance des plantes indigènes que vous souhaitez vous procurer. Il faut savoir que de nombreuses pépinières achètent des plantes cultivées à des centaines et même de milliers de kilomètres de distance. Même si l’espèce que vous cherchez est offerte, le plant (s’il est importé) ne sera peut-être pas acclimaté aux conditions qui prévalent chez vous. L’idéal est de trouver une pépinière qui peut vous garantir que ses plants d’espèces indigènes ont été cultivés localement. Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, envisagez d’acheter des semences chez un fournisseur local.
  5. Les plantes envahissantes font concurrence aux espèces indigènes que vous pourriez vouloir cultiver. Pour connaître les espèces à éviter et obtenir plus d’information à ce sujet, visitez le site Web de CNC ou celui du Conseil canadien sur les espèces envahissantes. Vous pouvez aussi télécharger gratuitement l’application iNaturalist, afin d’identifier les plantes déjà présentes dans votre cour. »

Dans un autre optique, CNC met aussi de l'avant les bénéfices de ces pratiques chez soi sur la santé mentale et physique de l'individu. « Passer du temps dans la nature est bénéfique pour la santé physique et mentale. Planter des végétaux indigènes permet d’inviter la nature chez vous et d’offrir un refuge aux espèces sauvages environnantes. C’est aussi une excellente occasion de se connecter à la nature, de faire une activité en famille, et de voir les fruits de votre travail s’épanouir », a rétorqué Caroline Gagné sur le sujet.

Le site internet de Conservation de la nature Canada regorge d'autres recommandations pour soutenir toujours davantage la restauration de la nature. L'organisation mobilise le Canada depuis 1962. Elle a notamment réussi à conserver et restaurer plus de 15 millions d'hectare au pays.

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