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11 décembre 2017 - 15:27 | Mis à jour : 12 décembre 2017 - 00:03

Le Bar 55 de Saint-Georges mis sous scellés pour une période de 25 jours

Par Salle des nouvelles

Le 2 novembre 2015, la Régie des alcools, des courses et des jeux avait annoncé sa décision de suspendre, pendant une période de 25 jours, les permis de "bar avec autorisation de spectacle avec nudité" et de "bar sur terrasse" du Bar 55 de Saint-Georges. Le recours déposé par l'établissement a été rejeté par le Tribunal administratif du Québec à la fin du mois de novembre 2017. Vendredi soir dernier, le Bar 55 a été ainsi mis sous scellés pour une période de près d'un mois, en raison de trafic de stupéfiants et d'actes de violence. 

Selon le dossier présenté par le Tribunal administratif du Québec, les faits remontent à la fin de l'année 2013, lorsqu'un agent d'infiltration, qui s'était présenté à l'établissement, avait procédé à l'achat d'un demi-gramme de cocaïne les 4 et 5 décembre, vendus par Sébastien Robert, employé de 2005 à 2014 au Bar 55. Travaillant une quinzaine d'heures par semaine, ce dernier s'occupait principalement des danseuses. 

Une perquisition effectuée par les policiers à l'établissement le 20 février qui a suivi a permis de saisir sur M. Robert quinze rouleaux d'un demi-gramme de cocaïne. Des accusations de possession de cocaïne en vue d'en faire le trafic sont déposées au mois de juin 2014. Les policiers reçoivent alors de nouvelles informations provenant de sources codées signifiant que le trafic de drogue est toujours actif au Bar 55, Simon Carrier étant identifié comme la personne ayant pris la suite de M. Robert. 

Vu dans l'établissement avec une arme à feu, Simon Carrier est alors intercepté par les policiers, qui découvrent, dans le coffre à gants de son véhicule, une arme, de la cocaïne et des comprimés de méthamphétamine. Arrêté par la police, il déclare qu'il vend de la cocaïne depuis le mois de juin au Bar 55, environ deux onces par semaine. Une perquisition à son domicile permet de découvrir à cette occasion des articles liés au trafic de stupéfiants. 

Des actes de violence survenus en 2014

Par ailleurs, plusieurs actes de violence sont survenus durant l'année 2014. Le 15 juin, un individu reçoit des coups au visage. Le 14 septembre, un client est frappé par un poing américain et doit subir une hospitalisation de trois jours. Le 19 décembre, enfin, un autre individu est tabassé alors qu'il sort du bar. Il doit être conduit en ambulance au CSSS de Beauce mais refuse de porter plainte, sous-entendant que ses agresseurs feraient partie des Hells Angels. 

C'est à la suite de ces évènements que la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec décide d'imposer une suspension de 25 jours de ses permis de bar au Bar 55, une décision alors contestée par l'établissement, qui dépose un recours. Rappelons que le Bar 55 appartient à 75% à Mario Veilleux et à 25% à son fils Nicolas. 

Les raisons du recours déposé par le Bar 55 

Selon les arguments présentés par le Bar 55, Mario Veilleux a témoigné son ignorance des agissements de Sébastien Robert, congédié sur-le-champ en apprenant la nouvelle. M. Veilleux a tenu à rappeler aussi que Sébastien Robert n'agissait pas en qualité d'employé en position d'autorité.

Quant aux déclarations de Simon Carrier, elles ont été mises en doute par le copropriétaire du Bar 55, qui contestait la quantité de deux onces de cocaïne vendues par semaine en raison du « faible volume de la clientèle ». Il a été rappelé aussi que M. Carrier n'était qu'un client venant à l'occasion les fins de semaine et qu'il n'avait jamais été vu en train de faire ce genre de transactions douteuses. 

Enfin, au sujet des actes de violence rapportés au Bar 55, M. Veilleux a voulu mettre en valeur le fait que, dans une décision antérieure de la Régie, alors que pas moins de 80 chefs d'accusation avaient été portés contre un autre établissement, la suspension n'avait été que de douze jours.

Il a souligné aussi le travail de prévention qu'il effectuait tous les mois auprès de ses employés au cours de réunions leur rappelant de communiquer avec lui ou son fils en cas d'agissements louches dans le bar. Sur une période de trente ans d'exploitation, il a insisté aussi sur le fait qu'il n'avait eu qu'une convocation à la Régie pour trafic de stupéfiants, en 1994. 

La décision du Tribunal administratif du Québec

Ayant jugé que les informations recueillies lors de l'enquête étaient fiables et que le trafic de drogue s'ajoutait à trois actes de violence ayant causé, dans deux cas, des blessures importantes aux personnes agressées, le Tribunal administratif a ainsi rejeté, à la fin du mois de novembre dernier, le recours du Bar 55, mis sous scellés vendredi soir dernier pour une période de 25 jours, comprenant le temps des Fêtes. 

 

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