Six bêtes abattues illégalement
Trois chasseurs de la Beauce condamnés pour braconnage en Alberta
Trois chasseurs résidents en Beauce ont été condamnés pour avoir commis des actes de braconnage dans la province de l'Alberta.
C'est du moins ce que rapporte l'agence gouvernementale Alberta Fish and Wildlife Enforcement (FWES), dans une publication Facebook du 18 décembre 2025. Après vérification, la nouvelle a été confirmée à EnBeauce.com par le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec (MELCCFP).
Ainsi, le 10 décembre dernier, les Beaucerons Olivier Binet-Patoine et Alexandre Binet-Patoine, ainsi que Wesley Seely, un pourvoyeur de la province qui organisait la partie de chasse, ont plaidé coupable d'infractions à plusieurs articles de la loi albertaine sur la faune.
Quelques jours plus tôt, soit le 4 décembre, un quatrième membre du groupe, Michael Giguère, lui aussi de la Beauce, a plaidé coupable aux mêmes infractions.
Dans sa publication, la FWES rapporte que l'enquête a débuté à la suite d'un renseignement anonyme transmis au Service de l'application de la loi sur la pêche et la faune, le 18 décembre 2024, signalant qu'un non-résident avait abattu un cougar femelle, en vertu d'un permis de résident. Les agents de la faune ont déterminé que les coupables avaient obtenu frauduleusement, ou aidé à obtenir, des permis de chasse de résident.
Ils sont collectivement responsables de l'abattage illégal d'un ours noir, d'un cougar, d'un wapiti, d'un cerf mulet et de deux cerfs de Virginie. L'agence albertaine a pu compter sur la collaboration de fonctionnaires du MELCCFP, qui ont joué un rôle déterminant en fournissant des renseignements, et en exécutant des mandats de perquisition pour récupérer le gibier braconné.
La peine collective des quatre individus s'élève à 41 400 $ en amendes, ainsi qu'une suspension de permis de chasse récréative de six ans.
En outre, la sentence de culpabilité en Alberta implique que les trois Beaucerons ne pourront plus chasser au Québec, en vertu de l’article 176 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, et ce, pour la même période de temps.

