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Palais de justice de Lac-Mégantic

Meurtre d'Alexandre Giroux: l'accusé souffrirait de troubles de santé mentale

Meurtre d'Alexandre Giroux: l'accusé souffrirait de troubles de santé mentale
Photo: Istock/Archives

Mathieu Maheu-Dumont, accusé du meurtre d'Alexandre Giroux, devra subir une évaluation psychologique parce qu’il souffrirait de troubles de santé mentale, selon ses proches.

C’est le juge Paul Dunningan qui a accepté la demande de la défense ce matin au palais de justice de Lac-Mégantic, malgré la contre-argumentation de la Couronne.

L’avocat de l’accusé a indiqué qu’après avoir échangé avec Mathieu Maheu-Dumont et ses proches, il souhaiterait s’assurer que monsieur est apte à subir les procédures judiciaires. Ces derniers auraient indiqué que l’homme de 33 ans entendrait des voix. Qui plus est, il a déjà été hospitalisé en psychiatrie par le passé.

Présent virtuellement, le prévenu est resté neutre et n’a pas prononcé un mot lors de son passage en cour. Il devra se présenter à nouveau le 14 avril prochain et son examen devra être déposé entre temps afin qu’il puisse être analysé ce jour-là. Il reste détenu.

Rappelons qu’il est accusé d’avoir causé la mort d'Alexandre Giroux, commettant ainsi un meurtre au deuxième degré, donc sans préméditation. 

L'événement est survenu tôt le matin du 21 mars à l'intérieur de l'usine Tafisa, située sur la rue Villeneuve, à Lac-Mégantic. Les deux hommes impliqués n'étaient cependant pas des employés de l'usine mais des transporteurs. À l'arrivée des services d'urgences, la victime était inconsciente et son décès a été constaté sur place.

Notons que le 28 mars, le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a déclenché une enquête sur les circonstances de l'intervention impliquant la Sûreté du Québec (SQ) dans ce dossier. Des renseignements préliminaires communiqués au BEI que :
- le 18 mars 2022, une employée d'une compagnie d'assurance aurait communiqué avec la SQ. Elle aurait parlé avec un policier pour lui rapporter qu'un de ses clients aurait tenu des propos inquiétants, menaçant notamment de s'en prendre physiquement à quelqu'un;
- le 21 mars 2022, l'individu qui aurait tenu les propos inquiétants se serait présenté à son lieu de travail, sur la rue Villeneuve à Lac-Mégantic, où il aurait agressé mortellement un homme âgé de 36 ans avec une arme blanche.

Cinq enquêteurs du BEI ont donc été chargés d'enquêter sur les circonstances de l'intervention. Aussi, conformément au Règlement sur le déroulement des enquêtes du Bureau des enquêtes indépendantes, l'enquête parallèle sur l'homicide a été confiée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

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