Assouplissement des obligations municipales
Budget et mises à pied: la FTQ et la CSN pressent Québec d’intervenir auprès des municipalités
La FTQ et la CSN pressent le gouvernement de François Legault d’assouplir l’obligation imposée aux municipalités en matière d’équilibre budgétaire. Pour les syndicats, Québec doit également intervenir auprès de celles-ci afin qu’elles évitent les mises à pied et continuent à verser les salaires de leurs employé-es.
Selon les centrales syndicales, les municipalités du Québec doivent adopter une approche similaire à celle du gouvernement en gardant tous leurs effectifs, et ce, afin de ne pas aggraver les impacts sanitaires et économiques actuels.
Plusieurs municipalités ont déjà mis en place des mesures visant le redéploiement de leurs effectifs pour contrer les effets de la crise en privilégiant le télétravail, la réaffectation du personnel et le renforcement des services de proximité aux citoyens, font valoir la FTQ et la CSN. À l’autre opposé du spectre, certaines d’entre elles ont effectué un nombre important de mises à pied, invoquant l’obligation qu’elles ont de présenter un budget équilibré. Contrairement à d’autres paliers de gouvernement, la crise actuelle n’a pas eu d’effets catastrophiques sur les finances des municipalités, plaident les centrales syndicales.
Plus de flexibilité aux villes
« Le gouvernement doit envoyer aux municipalités un message sans équivoque afin qu’elles maintiennent un maximum de services de proximité aux citoyennes et aux citoyens, martèle le président de la FTQ, Daniel Boyer. Nous sommes en période de crise, nous vivons une situation exceptionnelle : le gouvernement doit offrir plus de flexibilité aux villes en les soutenant financièrement et en assouplissant, le cas échéant, l’obligation qu’ont les municipalités de présenter un budget équilibré. »
« Les syndicats du secteur municipal ont fait preuve de beaucoup de souplesse pour trouver des aménagements visant à tenir compte de la situation, fait remarquer le président de la CSN, Jacques Létourneau. On aimerait bien présumer de la bonne foi des municipalités, mais malheureusement, certaines d’entre elles ont décidé de procéder à des mises à pied massives sans autre formalité. Pourtant, les salaires des employé-es ont déjà été budgétés et les taxes municipales continueront d’être payées. »
De son côté, Marc Ranger, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique au Québec (SCFP–FTQ), plaide le fait que « ces services sont indispensables pour soutenir la population en ces temps de crise ».
« Les municipalités doivent agir comme des gouvernements de proximité, particulièrement en situation de crise. Ce n’est certainement pas le moment de faire des coupes dans les services. Avec la période d’inondation qui s’en vient, on a besoin de tout notre monde », rappelle pour sa part le secrétaire général de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), André Lajoie.
À noter qu'ensemble, la FTQ et la CSN représentent près d’un million de travailleuses et de travailleurs du Québec, dans tous les secteurs d’activités.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Tour d'horizon du conseil municipal de Saint-Georges
Le conseil municipal de Saint-Georges a tenu une séance relativement légère ce lundi 28 septembre, entièrement consacrée à des dossiers administratifs et à la préparation du budget 2027, en pleine campagne électorale provinciale. Deux ententes de financement culturel ont retenu l'attention. Le conseil a accordé une aide de 120 000 $ à ...
LIRE LA SUITE
Saint-Benjamin: un délai jugé trop court pour sauver l'église
Rose-Marie Poulin, à l'origine de la pétition demandant un report de la démolition de l'église de Saint-Benjamin, a publié une réplique aux propos tenus par le maire Alex Veilleux dans un article récent d' EnBeauce.com. Elle y conteste la façon dont ses démarches ont été présentées et rappelle l'historique d'un dossier dans lequel, ...
LIRE LA SUITE
CPE de 78 places à Beauceville: le chantier enfin en marche
Plus de quatre ans après l'annonce de sa réalisation, la construction d'un centre de la petite enfance de 78 places, sur le plateau sportif de Beauceville, s'est enfin mise en branle. C'est l'entrepreneur Groupe Excel S.M., de Sainte-Marie, qui réalisera le tout au montant de 3 292 784 $. Ce centre de la petite enfance à ...
LIRE LA SUITE