Lors du conseil de ville
Terrain de tennis à Saint-Martin: le maire nuance et évoque la suite
Lors de la séance du conseil municipal de Saint-Martin, tenue ce lundi 9 février, le maire Yvan Paré est revenu publiquement sur le projet de terrain de tennis et de pickleball, au cœur d’une mobilisation citoyenne depuis l’adoption récente du plan triennal d’immobilisations 2026-2028.
En fin de séance, l’élu a tenu à clarifier la position du conseil municipal et à remettre en contexte certains éléments financiers et décisionnels du dossier.
D’entrée de jeu, le maire a indiqué que le montant de 425 000 $ associé au règlement d’emprunt ne faisait pas consensus autour de la table. « Il n’y a personne autour de la table ici qui est intéressé à payer un terrain de tennis/pickleball à ce prix-là », a-t-il affirmé, précisant qu’un travail de révision avait été amorcé afin de réduire les coûts du projet.
Selon lui, une première étape de « dégraissage » aurait permis de retrancher environ 75 000 $ en éliminant certains éléments jugés superflus. « Ils fonctionnent comme un vendeur d’automobile. Il va te vendre la plus belle auto, et après ça, c’est toi qui coupes les options », a illustré Yvan Paré, ajoutant qu’on leur avait alors indiqué qu’un coût final sous la barre des 325 000 $ était envisageable. Le maire a toutefois reconnu qu’un élément clé du dossier n’a jamais pu être complété : l’obtention d’un prix final. « Ce qui est regrettable, c’est qu’on a investi 35 000 $ pour faire des plans et devis, et on n’a même pas été capables d’aller chercher un prix », a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, Yvan Paré rappelle que la subvention de 125 000 $, qui arrive à échéance cette année, devait initialement s’inscrire dans un montage financier plus large, incluant une recherche de partenaires. « On voulait aussi approcher certains partenaires pour amoindrir les coûts et peut-être avoir un terrain de tennis à des coûts abordables », a-t-il précisé. Il a également tenu à souligner que l’initiative du projet ne provenait pas directement du conseil municipal, mais de la politique familiale et Municipalité amie des aînés (MADA), adoptée en 2022 et en vigueur jusqu’en 2027. « Ce n’est pas le conseil qui a décidé ça. C’est la politique familiale MADA qu’on avait faite en 2022 », a-t-il rappelé.
À l’échéance de cette politique, une démarche de consultation publique est prévue afin de mieux cerner les besoins de la population. « Il va y avoir une concertation publique avec les gens intéressés, on va passer un sondage que les gens vont remplir et on prendra des décisions suite aux besoins de la population », a ajouté le maire.
Contacté par EnBeauce.com, le maire a ajouté que le projet était simplement « sur la glace » et que l'équipe du conseil se donnait du temps pour réfléchir à la suite à donner après le vote des citoyens « contre » le règlement d'emprunt. À noter que le conseil à jusqu'à 120 jours après le vote pour rendre une décision.
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