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24 août 2020 - 18:00

Envoye à l'école!

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ENVOYE À L’ÉCOLE!

Le monde scolaire vivra une rentrée atypique cette semaine, cela à tous les niveaux. Comme vous pouvez vous en douter, cette situation suscite de nombreuses réactions, allant de l’ouverture d’esprit à la panique auprès des personnes concernées : étudiants, parents, enseignants, dirigeants, professionnels et autres membres du personnel scolaire.

Impossible de tout prévoir

Le 10 août dernier, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a présenté un plan sanitaire de retour en classe. Avant même la présentation dudit plan, plusieurs intervenants élaboraient des scénarios catastrophiques suscitant les pires craintes. Autrement dit, on attendait le plan du ministre avec une brique et un fanal.

Finalement, le plan en question a été bien accueilli dans l’ensemble. Il prévoit le retour obligatoire en classe pour les étudiants du primaire et du secondaire, à moins de problèmes de santé diagnostiqués par un médecin. Des parents craintifs réussiront probablement à trouver quelques médecins complaisants pour fournir le fameux papier autorisant la garde à la maison d’enfants, mais ce sera le cas d’une infime minorité.

Le port du masque sera obligatoire dans les transports et dans les aires publiques de l’école pour les 10 ans et plus, mais pas en classe. Chaque classe deviendra une bulle au sein de laquelle les élèves demeureront, alors que les enseignants circuleront de classe en classe.

Est-ce que ces façons de faire seront dérangeantes? La réponse est oui. Est-ce que nous assisterons à l’éclosion de cas de COVID-19? Fort probablement. Mais il faut nous rappeler que, lors de la reprise des classes en mai dernier, on a recensé à peine plus de 50 cas dans tout le Québec et rien n’indiquait que ces victimes avaient été infectées à l’école. Il n’y a donc pas lieu de paniquer, n’est-ce pas?

Le plan du ministre de l’Éducation prévoit d’ailleurs la possibilité de fermer une classe, voire même une école au complet en cas de contamination massive. Évidemment, il est impossible de tout prévoir et le risque zéro n’existe pas.

Faire partie de la solution

J’ai bien aimé le commentaire du directeur général du Centre de service scolaire Beauce-Etchemin, Normand Lessard, rapporté par le journaliste Sébastien Roy dans l’Éclaireur-Progrès du 19 août dernier et je cite : «C’est sûr qu’il y aura des choses à mettre au point. À savoir si le plan déposé répond à toutes les interrogations, assurément pas, mais nous avons les encadrements nécessaires pour travailler avec nos équipes-écoles et pour faire en sorte que la rentrée scolaire se déroule bien et que l’on puisse se centrer rapidement sur l’apprentissage des élèves.»

Voilà des mots qui résument bien l’esprit dont tous les intervenants devraient s’imprégner pour réussir la prochaine rentrée. Cessons de chercher les cas d’exception et de vouloir en faire des généralités. Gérons les exceptions comme telles et concentrons-nous sur l’ensemble de la situation.

Je puis facilement comprendre l’inquiétude de certains intervenants et je n’ai pas la prétention de dire qu’il faut ignorer les problèmes qui surviendront sans doute. 

L’une des missions de nos écoles est de fournir un milieu d’apprentissage favorisant la réussite scolaire de nos jeunes. Si, au lieu de chercher des poux, on se met tous en mode solution, la rentrée atypique que nous nous apprêtons à vivre pourra se faire dans un climat serein et nos jeunes en seront les premiers bénéficiaires.

Cégeps et universités

Aux niveaux post-secondaires, soit au Cégep et à l’Université, la rentrée se fera en mode hybride, certains élèves suivant leurs cours directement sur les lieux, alors que d’autres suivront leurs cours en ligne.

De ce côté, il y aura autant de façons de faire qu’il y a de Cégeps et de facultés universitaires. Les directives sont moins précises et on laisse une plus vaste marge de manœuvre aux dirigeants de ces institutions.

Une page d’histoire

La rentrée scolaire de l’année 2020-2021 passera sans doute à l’histoire, car c’est du jamais vu. Reste à savoir si l’on en fera un succès ou un échec. Par contre, une chose est sûre, le succès ou l’échec dépendra de l’attitude de l’ensemble des intervenants. 
À vous de décider si vous serez les artisans d’un succès ou d’un échec.

Lors de la mise en confinement du Québec en mars dernier, le premier Ministre, François Legault faisait référence au titre d’une chanson de Jean-Pierre Ferland en disant : «Envoye à maison». Aujourd’hui, je me permets de dire à chacun des intervenants du milieu scolaire : «Envoye à l’école!»

Visionnez tous les textes d'opinion de Pier Dutil

PENSÉE DE LA SEMAINE

La pensée de la semaine a déjà été utilisée en mai dernier, mais je considère qu’elle est à nouveau fort pertinente dans le cadre de la rentrée scolaire. Je la dédie donc à toutes les personnes concernées par le retour en classe à tous les niveaux : étudiants, parents, enseignants, dirigeants, professionnels et membres du personnel scolaire :

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1 réactionsCommentaire(s)
  • « Atypique » ? Épique, ajouterais-je. Car, peut-être faudra-t-il un jour (re)trouver le sens des valeurs, être capable ou disposé à prioriser ce, ceux, celles qui doivent l’être, par ordre de besoins, des plus grands aux moindres. Ce qui n’est surtout pas le cas, ici, en Éducation notamment, où, on semble insensible, encore, aux souffrances d’enfants, dues à maints besoins non comblés. Dont certains, au moins, pourraient l’être davantage. De quoi, en effet, ont besoin les enfants? Nourriture, présence, attentions, enseignant.e.s… « Trivial » ? Bien, c’est qu’à en entendre, ce serait davantage un... « rattrapage » académique que requerraient les enfants. (!) Or, c’est là la moindre des choses. Presque. AVANT, faut que t’aies (eu) à manger, que qqn.e ait été ou soit là pour toi; particulièrement, à l’école, (‘quelque chose comme’) une… enseignante, disons. Or, cela, bien premier de nécessité première, allant de soi, eh bien, ce n’est nullement ‘garanti’. Tu pourrais ne pas l’« avoir », ne pas « en avoir ». [Un certain] « M. Landry rapporte [aujourd'hui] que ses membres, les professionnels, doivent parfois se « diviser » entre trois, quatre, voire cinq écoles. Un tiers, selon une enquête maison, songeraient à quitter le réseau de l’éducation pour aller travailler dans le privé. » Et un autre, hier, enseignant au primaire, faisait remarquer, ailleurs, qu'« En plus, avec la Loi 21, on s’entête à exclure du personnel qualifié sous prétexte de protéger la laïcité de l’institution scolaire. » Allô?! Aberrant. Comme si on était encore dans les années 1940-50. Où l’hostie du p’tit Jésus pouvait être considérée important plus que le lunch du midi à l’école. C’est l’exacte même chose. À l’envers. On [r]est[e] si… « religieux » au pays du Québec français, qu’on est, encore, prêt.e.s à priver des enfants du nécessaire+, afin qu’ils ne risquent-pas-d’être-exposés à (des ‘signes’ d') une… ‘mauvaise religion’. Considérant cette multitude de réorientations de carrières et de départs à la retraite en cours, donc, le bon sens élémentaire ne commanderait-il pas qu’on suspende au moins l’application de cette loi, afin de ne pas accroître les maux d’enfants? Non, pas question!... On n’est pas sorti.e.s du bois. On y [r]est[e], encore, et pour longtemps, pro fon dé ment.

    Denis Beaulé - 2020-08-24 19:33