Lettre ouverte
Le gouvernement entend les préoccupations immédiates du milieu préhospitalier
Nous reproduisons ici l'intégrale d'une lettre ouverte de la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec (CESPQ) concernant l’adoption d’une politique québécoise sur le préhospitalier.
À l’occasion du Sommet sur le système préhospitalier d’urgence, qui se tenait le 10 mai, la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec (CESPQ) tient à commenter l’allocution du ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé. En effet, le ministre Dubé a annoncé le début de travaux portant sur la création d’un ordre professionnel des paramédicaux ainsi qu’une grande consultation visant l’adoption d’une politique québécoise sur le préhospitalier.
Nous réagissons favorablement aux annonces du gouvernement. En effet, la création d’un ordre professionnel pour les paramédicaux est une priorité faisant l’objet d’un vaste appui au Québec et une demande centrale de notre coalition. Il était temps que le gouvernement y donne son feu vert et entreprenne des travaux pour concrétiser le tout.
Par ailleurs, l’annonce d’une consultation préalable à l’instauration d’une première politique ministérielle pour notre secteur nous semble empreinte de sagesse.
L’annonce immédiate d’une réorganisation du préhospitalier aurait été prématurée. En effet, à l’heure actuelle, même si tout le monde s’entend sur les grands objectifs, il n’y a pas de consensus sur les moyens pour les atteindre ni sur la structure proposée par le Comité national de transformation du système préhospitalier d’urgence (CNTSPU).
Nous comprenons l’objectif du gouvernement de mieux intégrer les services préhospitaliers au réseau de la santé et des services sociaux, de désengorger les urgences au bénéfice des citoyens, de disposer des informations du terrain pour améliorer l’évaluation de la performance, la reddition de compte et l’imputabilité, mais nous prévoyons des problématiques importantes pour la population en lien avec certaines orientations comme l’isolement des SPU au sein d’une nouvelle structure nationale et centralisée en marge des CISSS/CIUSSS pour encadrer la dispense des services sur le terrain dans chacune des régions.
En ce sens, nous misons sur la consultation et l’importance reconnue de mobiliser tous les acteurs du terrain comme conditions essentielles au succès des changements à mettre en place pour améliorer la desserte et l’accessibilité des soins et des services à la population.
Lise Goyer
Maxime Laviolette
Porte-paroles de la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec (CESPQ)
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