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Le président de la CSQ compare le budget Bachand à la marée noire dans le golfe du Mexique

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26 mai 2010
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Le président de la CSQ (Centrale des syndicats du Québec), Réjean Parent, n’y a pas été de main de morte ce matin pour décrire le budget du ministre des Finances, Raymond Bachand le comparant au déversement de pétrole de l’entreprise BP dans le golfe du Mexique. Tout comme cette marée noire, on ignore la portée des dommages de ce budget qui, selon M. Parent, fragilisera le système public, le portefeuille des contribuables et constitue une véritable atteinte à la démocratie québécoise.

« Nous aussi on a notre marée noire, elle s’appelle le budget Bachand, c’est un océan de mesures dévastatrices qui auront des effets négatifs sur nos vies pendant de nombreuses années qu’on ne connaît pas l’étendue des dommages. Pour le moment, on ne peut pas arrêter l’hémorragie », a commenté le président lors de son allocution au congrès national de la CSQ qui se tient cette semaine pour la toute première fois à Saint-Georges, plus précisément au Georgesville.

« Une comparaison a toujours ses limites, puis je ne veux surtout pas banaliser ce que vivent les Américains du Sud, mais quand on le regarde à l’échelle sociale et sociétale, le budget Bachand est une catastrophe. Elle n’est pas plus naturelle que celle au golfe du Mexique. C’est une catastrophe faite de mains d’homme. Il y a des incidences sur la vie démocratique, sur les institutions publiques, les travailleurs de l’État et l’État», commente M. Parent.

Il a décrié notamment, la compression des budgets en santé, éducation, la hausse des frais de scolarité, l’introduction de la contribution santé et l’abolition de certains conseils.

Des adoptions à la sauvette
M. Parent déplore les adoptions rapides des projets de loi 100 (sur l’équilibre budgétaire et la dette) et 104 (l’abolition de certains conseils et du Fonds du service aérien gouvernemental). « Ce sont des adoptions à la sauvette du gouvernement. Il n’y a pas de commissions parlementaires et pas de commissions publiques. C’est la frénésie des fins de sessions parlementaires. Cela a été déposé le plus tardivement possible, et ce, selon les délais prescrits. On sait que l’assemblée va terminer ses travaux le 11 juin, déjà, le temps de réagir, la loi va être adoptée. On voit que c’est un gouvernement qui fonctionne au rouleau compresseur. On va voir les effets de cela plus tard. Cela signifiera plus de travail. Quand tu déboules la côte, il faut la remonter, mais nous on ne lâchera pas », pense M. Parent.

Enquête publique demandée
Le président de la CSD réclame ni plus ni moins une enquête publique sur le gouvernement de Jean Charest et non seulement sur la construction. Il allègue que « la corruption est omniprésente » au sein du gouvernement.
M. Parent a cité que l’ex-ministre de la Famille, Tony Tomassi est « le symbole vivant de la corruption qui habite ce gouvernement ».

Alors que le gouvernement demande de faire des sacrifices, il s’étonne du manque de réaction de la société québécoise face à cette corruption. Il accuse le gouvernement d’avoir la main dans la caisse, que les partis politiques d’avoir recours à du financement frauduleux, des contrats octroyés aux amis et contributeurs du parti. « Un scandale n’attend pas l’autre, ça fait surréaliste. Il faudra apprendre à s’informer, mais aussi s’indigner », commente M. Parent.

Les membres devront se prononcer sur une résolution sera adoptée pour réclamer la tenue d’une commission d’enquête publique portant non seulement sur la construction, mais également sur le financement du Parti libéral ainsi que sur l’octroi des contrats gouvernementaux.

Une première en Beauce
Il s’agissait d’un premier conseil général tenu en Beauce. Du 26 au 28 mai, il réunit près de 300 membres de la CSQ d’un peu partout au Québec principalement dans le domaine de l’éducation et de la santé. « Les premiers commentaires sont très positifs, les gens trouvent qu’on est bien placés et c’est pittoresque. Nous allons peut-être revenir en Beauce », évoque M. Parent.

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