Le député péquiste Stéphane Bergeron de passage en Beauce
André Côté serre la pince à son invité, Stéphane Bergeron.
Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique Stéphane Bergeron s’est joint aux membres du Parti Québécois de Beauce-Sud le temps d’un souper ce mercredi 23 février. Celui-ci en a profité pour se prononcer sur les récents événements qui ont coloré le paysage politique de la province ces derniers jours.
Il a abordé les sujets de l’annonce de la création de l’unité permanente anticorruption (UPAC) et l’adoption de la loi spéciale forçant le retour au travail des procureurs.
Pour M. Bergeron, l’UPAC n’est rien d’autre qu’une diversion pour éviter de créer une commission d’enquête publique, action que réclament trois Québécois sur quatre. « C’est un aveu de la part du gouvernement libéral que le problème de corruption est bel et bien toujours présent, mais qu’il pourrait être encore bien plus gros que ce que l’on avait imaginé », a-t-il commenté. Selon le député, l’unité prendra du temps à se concrétiser et face à la réaction des procureurs, le défi sera de taille. « Des 450 procureurs de la Couronne, 420 refusent de participer à cette unité en raison de la loi spéciale adoptée par le gouvernement ce mardi. »
La démission de Claude Chartrand suite à l’annonce de la création de l’UPAC est selon le député un bel exemple du manque de cohérence dans les actions du gouvernement Charest. « M. Chartrand est un juriste de renom, un cadre ayant plus de 30 ans d'expérience et occupant le poste clé dans la lutte contre le crime organisé au Québec et qui dit maintenant que la situation est inacceptable.» Suite au départ de M. Chartrand, 46 des 50 procureurs chefs et adjoint ont eux aussi choisi de quitter leur poste.
Toujours selon Stéphane Bergeron, c’est le crime organisé qui doit se frotter les mains. «Après avoir annoncé des coupures de 800 000 $ et de 3 millions $ dans le budget de l’École de police du Québec, il adopte une loi spéciale afin de contourner celle qui existait déjà et ainsi forcer les procureurs à retourner au travail. Jusqu’ici, le gouvernement n’a cessé de miner les bases de notre système de justice.»
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Guerre commerciale : Ottawa dévoile ses contre-mesures tarifaires
Au lendemain de la visite de Mark Carney et Christine Fréchette à Lévis, où les deux dirigeants avaient affiché leur unité face à la crise commerciale avec Washington, le gouvernement fédéral a détaillé ce mardi 25 août l'ampleur de sa riposte. Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, accompagné des ministres Mélanie ...
LIRE LA SUITE
« Un Canada fort, un Québec fort » : Carney et Fréchette unis à Lévis
Face à l'escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis, le premier ministre du Canada, Mark Carney, et la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ont affiché un front commun ce lundi 24 août au Chantier Davie de Lévis. Une posture de solidarité qui a fini par teinter l'ensemble de leur passage dans la région, y compris ...
LIRE LA SUITE
Réactions à l'échec des négociations commerciales avec les États-Unis
Après que le premier ministre du Canada, Mark Carney, ait décidé de suspendre les négociations avec les États, aucun nouvel accord commercial n’a été conclu ce vendredi et de nouveaux droits de douane ont été imposés par le président américain, Donald Trump. « J’ai décidé ce soir de suspendre les négociations commerciales avec ...
LIRE LA SUITE