Une autre étape franchie pour le projet de loi 2 sur la 73
Sam Hamad et Robert Dutil lorsqu'ils ont annoncé la présentation de la loi spéciale.
Après une consultation particulière mouvementée ainsi que de nombreuses discussions houleuses à l’Assemblée nationale, les parlementaires ont finalement réalisé l’adoption de principe du projet de loi 2 concernant le prolongement de l’autoroute 73 de Beauceville jusqu’à Saint-Georges. Certes, une étape importante vers l’adoption finale a été franchie, mais il reste encore quelques technicalités avant de crier victoire en Beauce.
Référé à la Commission des transports et de l’environnement, le projet de loi no2 devra être passé en revue, et ce, article par article. Il y en a trois... À cette étape, l’opposition peut toujours proposer des amendements, mais ne peut reconsidérer le changement de tracé ou même dénaturer le projet de loi puisqu'il a été adopté par principe. Puis, le rapport de la Commission sera présenté à l’Assemblée nationale où les parlementaires pourront débattre à ce sujet. Une semaine peut s’écouler entre l’adoption de principe et cette prise en considération du rapport. Lors du processus d’adoption finale, les parlementaires pourront débattre à nouveau. Le Parti québécois n'a cependant pas indiqué pour le moment ses intentions si il allait user de moyens pour retarder l'adoption de la loi.
Si adopté, ce projet de loi permettrait au ministère des Transports de respecter les échéanciers prévus pour la construction de la portion comprise entre Beauceville et Notre-Dame-des-Pins. Le ministère poursuivrait la préparation des plans d’emprises nécessaires à la construction de ce nouveau tronçon, puis enclencher le processus d’acquisition des terrains touchés.
Hamad rappelle certains faits
Lors de l'adoption de principe, le ministre des Transports, Sam Hamad a débouté les principaux argumentaires des membres du Parti québécois aynt intervenus dans le dossier. Il a notamment rappelé à ces derniers que les études réalisées sous l’égide d’un gouvernement du PQ en 1999 avaient tranché en faveur du tracé alternatif dit «plus court et plus avantageux» sur divers points. D’ailleurs, M. Hamad a souligné qu’une étude stipulait clairement que « l'option préférable réside dans le nouveau tracé, étant donné que les gains environnementaux absolus et les économies qui pourront être réalisées dans la construction... »
Le ministre des Transports a aussi rappelé l’importance de ce projet pour la sécurité publique et le développement économique de la Beauce. Finalement, le ministre des Transports a insisté que ce projet de loi agit dans l’intérêt du bien commun stipulant que les villes, le milieu de la santé, l'éducation et bien sûr les syndicats puis les milieux des affaires veulent la réalisation de ce tronçon routier.
«Vous savez, dans la vie, lorsqu'on est en politique, on est là pour prendre des décisions, et l'élément de base d'une décision d'une société démocratique, c'est toujours l'intérêt de l'ensemble et l'intérêt commun doit primer sur l'intérêt de deux citoyens et dans l'ensemble de notre société », a-t-il indiqué.
Le prix citron de l’incohérence au PQ
Il n’y a pas que les élus de Beauce-Sartigan qui ont critiqué l’incohérence du Parti québécois. Le chroniqueur du Journal le Soleil, Jean-Simon Gagné accordait dans son éditorial une mention pour le prix citron de l’incohérence au Parti québécois.
« À l'Assemblée nationale, l'opposition officielle affiche souvent toute la cohérence d'une république de bananes sur le point de manquer de bananes. Cette semaine, le Parti québécois propose une loi spéciale pour empêcher que l'entente sur la gestion du futur amphithéâtre de Québec soit contestée devant les tribunaux par des citoyens. Au même moment, le Parti dénonce une loi « matraque » du gouvernement, qui retirerait à des citoyens le droit de contester devant les tribunaux le tracé de l'autoroute 73, en Beauce. À l'intérieur du PQ, des voix anonymes ont dénoncé l'incohérence. Pas très fort, semble-t-il. Pour reconquérir la région de Québec, le PQ n'est pas seulement prêt à vendre son âme. Il propose en plus la livraison gratuite », lisait-on dans l’édition de vendredi.
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