Incitation à violence : Khadir et Marois au banc des accusés selon Dutil
Robert Dutil a dénoncé le travail des parlementaires ayant ravivé davantage le débat et le conflit.
Face à ce conflit étudiant ayant pris d’énormes proportions, le député de Beauce-Sud et ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil a aussi profité de la tribune vendredi dernier pour déplorer le travail de certains parlementaires. Il réitère que ceux-ci n’ont pas aidé à calmer le jeu durant les dernières semaines.
« Malheureusement, je dois dire que cela est encouragé par certains membres de l’Assemblée nationale dont M. (Amir) Khadir de Québec Solidaire. C’est bien connu pour lui, c’est abattons le capitalisme, toutes les taxes et les impôts et on met tous les services gratuits. On aurait plus d’entreprises privées et ce serait le paradis socialiste. Si c’est ce que vous souhaitez, c’est facile votez Québec solidaire à la prochaine élection. Nous, on pense que c’est utopique », décrie ce dernier.
« Nous pensons qu’il faut des impôts et des taxes pour continuer à donner des services… Nous ne sommes pas encore arrivés à créer une société riche sans avoir besoin d’entreprises privées. Nous ne sommes pas encore arrivés à une solution d’offrir des services gouvernementaux sans que personne les paie. Nous n’avons pas réussi encore cela comme gouvernement, je m’en excuse… Je vous le dis on y arrivera pas. »
Comme à l’Assemblée nationale, il a aussi critiqué une fois de plus le Parti Québécois et surtout sa chef, Pauline Marois. « En ce sens là, plus subtilement que le Québec solidaire, le Parti Québécois encourage la violence. On ne peut pas faire de réserves lorsqu’on dénonce de la violence. En déresponsabilisant ceux qui la commettent, on la cautionne et en la cautionnant, on la suscite. C’est ce qui arrivé et cela a mené à la loi 78 », déplore M. Dutil.
Il a soutient que la Coalition Avenir Québec a été plus responsable en n’incitant pas les gens à la violence.
M. Dutil rappelle que son gouvernement est ouvert au dialogue avec les étudiants, si cela se fait dans le respect des règles.
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