Course à la chefferie du Parti libéral du Québec
Mario Roy se présente comme le candidat «plus blanc que blanc»
«Je suis le candidat qui peut laver plus blanc que blanc avec certitude. Et c'est exactement ce dont le Parti libéral du Québec a besoin aujourd'hui.»
C'est de cette façon que l'agriculteur beauceron, Mario Roy, a annoncé, en conférence de presse aujourd'hui qu'il sera à nouveau de la course à la chefferie du PLQ, qui est officiellement en marche depuis hier.
Face à l'autre candidat officiel, Charles Milliard, il s'identifie comme «une option très claire d'intégrité et d'honnêteté» auprès des militants, qui lui avaient accordé moins de un pour cent des votes, lors du congrès de juin 2025, qui avait finalement élu Pablo Rodriguez. Mais tout juste avant Noël, le dirigeant avait remis sa démission sur des allégations de procédures illégales pour sa campagne de financement.
«Avec moi, vous êtes assuré que je n'ai pas de textos compromettants, de "brownies", de "fling flang" ou même, plus récemment, de paysages d'Allemagne», a-t-il affirmé à la dizaine de journalistes présents à sa conférence de presse, livrée au Complexe multifonctionnel de Saint-Jules.
L'homme de 32 ans, qui sera bientôt père d'un 3e enfant, fonce à plein régime dans la campagne, malgré une dette de 18 000 $ accumulée dans la précédente, et le fait qu'il devra trouver un pécule de 15 000 $ et 750 signatures de membres, d'ici le 13 février, pour être en mesure de se présenter, selon les règles du parti.
Il a admis qu'il avait eu des appels et des messages pour le décourager à déposer sa candidature, mais qu'il en avait eu plusieurs l'appuyant. «Au départ (après la démission de Rodriguez), j'étais prêt à accepter une nomination d'un nouveau chef. Mais le parti a décidé qu'il y aurait une course. Donc, je me présente dans cette course», a-t-il dit pour expliquer sa démarche.
Par ailleurs, il s'inquiète que son adversaire se présente comme un «nationaliste». Reprenant une définition du dictionnaire, Mario Roy a indiqué que ce mot était synonyme de «souverainiste» et «séparatiste», selon l'ouvrage. «Finalement, avec moi comme chef (du PLQ), les conditions gagnantes sont tous réunies pour battre l'abandon et la séparation du Québec [...] Ça nous prend une option clairement fédéraliste», a-t-il insisté.
Admettant que «le défi est très grand» de l'emporter devant Charles Milliard, qui a déjà l'appui massif du caucus du PLQ, le candidat demeure inébranlable quand à ses convictions et les valeurs qu'il défend. «Je ne me présente pas en politique pour un concours d'images ou de popularité, mais pour servir le Québec, servir ceux qui en ont vraiment besoin. Je me suis battu pour devenir chef et je continuerai de me battre pour y arriver. Et si j'y arrive, nous y arriverons tous ensemble et nous gagnerons», de dire Mario Roy.
Enfin, il évaluera après la course la possibilité de se présenter sous la bannière de son parti, dans la circonscription de Beauce-Nord, en vue du scrutin de l'automne prochain.

