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La rivière Chaudière : le cœur de la Beauce

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30 juillet 2014
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Yanik B. Lessard
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Par Yanik B. Lessard, Journaliste

C’est bien connu, le centre névralgique de la Beauce c’est la rivière Chaudière. Parcourant le territoire du sud jusqu’au nord, la Chaudière représente l’artère principale de la région. Elle domine le paysage, ses berges procurent des terres fertiles à nos agriculteurs et sa grande vallée sert de foyer à plusieurs milliers de Beaucerons.

En fait, les villes et les entreprises beauceronnes les plus importantes sont toutes à proximité de la rivière. De même, les premières traces d’habitation de la région se trouvent sur les bords de la Chaudière.

Évidemment, la Beauce n’aurait pas connu le même destin sans la majestueuse rivière Chaudière. Pourtant, celle-ci demeure partiellement inconnue à plusieurs Beaucerons. Voici donc quelques informations sur ce précieux cours d’eau.

Caractéristiques de la rivière Chaudière

Prenant source au lac Mégantic, la Chaudière coule sur 185 km, avant de se jeter dans le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Québec. Son débit moyen, calculé à la station de Saint-Lambert-de-Lauzon, est de 114 mètres cubes d’eau par seconde (m3/s).

Toutefois, en période de crue printanière, il n’est pas rare de voir le débit monter au-dessus de 1000 m3/s. Le record historique se situe d’ailleurs à 1760 m3/s. Évidemment, ses fluctuations importantes peuvent créer d’importantes inondations, notamment lorsqu’il se forme des embâcles.

Au total, la rivière Chaudière draine un bassin versant de 6682 km2. Parmi ses principaux affluents, on retrouve la rivière du Loup, la rivière Famine, la rivière Beaurivage et le Bras Saint-Victor.

Enfin, soulignons qu’une quarantaine d’espèces de poisson habitent les eaux de la rivière. Parmi ces espèces, on retrouve notamment du maskinongé, de la perchaude, du doré jaune, de la carpe et de la truite arc-en-ciel.

Petite histoire de la Chaudière

Les Abénaquis, peuple amérindien qui habitaient autrefois les rives de la Chaudière, désignaient la rivière sous l’appellation de Kikonteku, ce qui signifie « rivière des champs ». Par la suite, Samuel de Champlain la nomma « rivière Etchemin ». Aujourd’hui, ce nom désigne une autre rivière.

Le nom actuel provient d’une extension : les chutes de la Chaudière ont donné le nom de « rivière des chutes de la Chaudière », puis tout simplement rivière Chaudière. Cette appellation ne sera couramment utilisée qu’à partir de la fin du 18e siècle.

Historiquement, la rivière Chaudière est connue pour avoir servi de passage au général américain Bénédict Arnold lors de tentative d’invasion du Québec en 1775. Ce dernier aurait même eu quelques difficultés à passer les « Rapides du Diables », à Beauceville.

Par ailleurs, mentionnons que la Chaudière a servi de chemin naturel aux colons français. Ceux-ci se sont installés sur ses berges dès le 17e siècle.  

 

 

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