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Une femme de Saint-Évariste tente par tous les moyens de sauver ses chevreuils

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15 décembre 2014
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Sébastien Roy
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Par Sébastien Roy, Journaliste

Julie Bureau, qui réside à Saint-Évariste-de-Forsyth, tente depuis maintenant un an de sauver ses cinq cerfs de Virginie qui représentent l'héritage de son père. Si rien n'est fait, ils devront être abattus d'ici le 31 décembre 2014. Tout ce qu'elle demande, c'est qu'ils puissent mourir naturellement.

M. Bureau a élevé pendant 40 ans des cerfs, jusqu'à ce que la loi concernant l'élevage soit modifiée et que le gouvernement arrête d'accorder des permis de garde personnelle pour cet animal. L'homme a pu continuer son élevage en raison de son droit acquis. Cependant, il est décédé en 2013 et son droit n'a pas pu être transmis à sa fille. Cette dernière a simplement reçu un permis provisoire pour abattre les cervidés d'ici la fin de l'année 2014.

«Depuis le mois d'avril ou mai, je tente de rejoindre [le ministre des forêts, de la Faune et des Parcs], Laurent Lessard, mais son attaché de presse me répond qu'il est occupé et qu'il va me rappeler. Je n'ai toujours pas eu de réponses», mentionne Mme Bureau.

Par ailleurs, le FM 93 a obtenu une lettre de ce ministère qui était adressée à la propriétaire de l'élevage. En entrevue sur leurs ondes, Julie Bureau affirme ne jamais avoir reçu cette missive datée du 12 décembre, dans laquelle le cabinet de M. Lessard indique qu'il ne peut accepter sa requête en raison de la possibilité de reproduction entre les cerfs.

En effet, la lettre nous apprend qu'un agent de la faune a remarqué la présence d'un jeune mâle et que pour cette raison, le ministère ne peut attendre la mort des bêtes. Mme Bureau a également déclaré en entrevue qu'elle est ouverte à négocier une entente pour éviter que les cervidés ne se reproduisent de nouveau.

Le message proposait aussi de déménager les cerfs dans des endroits comme un zoo par exemple, mais cette solution n'est pas envisageable pour Mme Bureau.

«Il y a plusieurs années, mon père a fait vacciner son troupeau. Les trois quarts de la population sont morts à la suite de blessures subies alors qu'ils tentaient de se sauver. Ce sont des animaux sauvages. Un seul des cinq survivants se laisse approché», raconte-t-elle.

De plus, les cerfs ne peuvent pas être relâchés dans la nature selon le gouvernement, car ils pourraient être porteurs de la maladie débilitante chronique et pourraient infecter les autres chevreuils.

Julie Bureau espère que son message sera entendu pour éviter la mort de ses animaux. «Je m'en remets au jugement de M. Lessard», conclut-elle.

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