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La CAQ dénonce l’inaction du gouvernement concernant les besoins des enfants ayant un TSA

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2 mars 2015
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Véronique Veilleux
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Par Véronique Veilleux, Journaliste

Le Trouble du spectre autistique (TSA) regroupe un ensemble de troubles de développement chez l’enfant. Il se manifeste généralement entre 12 et 24 mois. Pourtant, il est rare que ces enfants reçoivent des services spécialisés dans le secteur public avant l’âge de 6 ou 7 ans.

Le député de Chambly et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’éducation, d’enseignement supérieur, de science et de recherche, Jean-François Roberge, dénonce cette situation et l’inaction du gouvernement libéral en ce qui concerne les besoins criants de ces enfants.

« Souvent, c’est vers deux ou trois ans que les parents vont s’inquiéter du développement de leur enfant, qu’ils vont voir qu’il n’interagit pas très bien avec les autres autour de lui », explique Jean-François Roberge. C’est alors que les parents décident de consulter. Mais ils devront attendre longtemps, soit un an et demi, avant que l’enfant puisse passer des tests qui diagnostiqueront le TSA. « C’est extrêmement long. On peut imaginer le stress que vivent les parents quand on a un jeune enfant et qu’on s’inquiète. Devoir attendre un an et demi, c’est extrêmement long », ajoute le député.

Au secteur public, une fois qu’ils ont reçu un diagnostic, les enfants et leurs parents devront attendre une autre année avant de recevoir des services spécialisés. « Rares sont les enfants qui ont accès aux services publics avant 6 ou 7 ans. C’est dramatique parce qu’on sait que le développement du cerveau de l’enfant se développe entre 0 et 6 ans. Souvent, on rate complètement l’intervention auprès de ces jeunes-là », explique Monsieur Roberge.

Parmi les moyens mis en place, le député mentionne que le gouvernement devrait couper dans la bureaucratie des commissions scolaires et utiliser cet argent pour embaucher des psychoéducateurs et des psychologues  afin de faire du dépistage précoce du TSA. Il faut savoir qu’entre 2005 et 2011, le nombre d’enfants ayant un TSA qui sont scolarisés au secteur public au Québec a doublé. Or, les services qui leur sont offerts n’ont pas doublé afin de subvenir à la demande.

Le député déplore également le manque de formation des enseignants en ce qui a trait au TSA. Selon lui, la formation universitaire des enseignants du primaire devrait inclure une formation au TSA afin de mieux les préparer à venir en aide aux enfants ayant un TSA. « Les enseignants du primaire ont une formation de base de quelques heures. Ils ne sont pas souvent aptes à répondre aux besoins de ces enfants », explique le député qui a déjà lui-même été enseignant au primaire durant 17 ans. « À la Coalition Avenir Québec, on veut valoriser la profession enseignante et la formation continue des enseignants. On trouve qu’il n’y a pas assez de formation continue pour nos professeurs par rapport aux immenses défis auxquels ils doivent faire face », conclut le député.

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA)

Le Trouble du spectre de l’autisme englobe les troubles autistiques, le syndrome d'Asperger et trouble envahissant du développement non spécifié. Le Centre d'évaluation neuropsychologique et d'orientation pédagogique définit le TSA comme « des troubles neurologiques qui affectent principalement les relations sociales et la communication chez l’enfant. Ces troubles se manifestent aussi par l’apparition de comportements atypiques (inhabituels) et le développement d’intérêts restreints chez le jeune ou l’adulte qui en est atteint ».

Selon le site internet de Canadiens en santé, publié par Santé Canada, les enfants ayant un TSA ont notamment de la difficulté à communiquer avec les autres ou à entretenir des relations sociales normales. Ils ont aussi tendance à adopter des comportements répétitifs et ils ont des activités et des intérêts limités. « Les symptômes peuvent se manifester seuls ou en combinaison avec d'autres et leur intensité varie d'une personne à l'autre. Les TSA se développent différemment d'une personne à l'autre, et les effets peuvent aller de relativement bénins à débilitants », peut-on lire sur Canadiens en santé. Les signes du TSA se manifestent généralement très tôt, soit entre 12 et 24 mois.

Par ailleurs, Canadien en santé explique que l’enfant ayant un TSA peut manifester différents signes comme éviter le contact visuel, être incapable de pointer du doigt et regarder, avoir de la difficulté à pointer du doigt ou à faire des gestes significatifs à l’âge d’un an. Il peut aussi sembler malentendant ou il peut ne pas réagir à son nom. Il peut aussi acquérir du langage qu’il perd ou ne jamais en acquérir. Il est donc possible que l’enfant ne puisse pas dire un mot à l’âge de 16 mois ou, qu’il ne puisse pas combiner deux mots à l’âge de deux ans. Il se peut aussi que l’enfant n’arrive pas à tisser des liens avec les autres ou qu’il ait de la difficulté à interagir avec les autres enfants ou avec les adultes. Il est aussi possible que l’enfant ne sourit pas, qu’il joue peu à des jeux imaginatifs, qu’il éprouve de la difficulté à s’amuser avec des jouets ou ne souhaite pas le faire. De plus, l’enfant peut résister aux changements de routine, il peut être difficile à consoler dans des moments de transition. L’enfant peut également éprouver de la difficulté à dormir, ce qui fait qu’il se réveille souvent durant la nuit. Il peut aussi éprouver des problèmes gastro-intestinaux chroniques. Lorsque vient le temps des repas, il est possible qu’il décide lui-même ce qu’il mange.

« Le nombre et le type de symptômes, le degré de gravité de ces derniers, l’âge de leur apparition et le niveau de fonctionnement varient d’une personne à l’autre, mais les difficultés de comportement, de communication et d’interactions sociales sont les manifestations communes aux troubles du spectre de l’autisme », peut-on lire sur le site internet Centre d'évaluation neuropsychologique et d'orientation pédagogique. 

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