Le périple d'espoir de Céline Tanguay pour rester en vie
Yolan Fournier et Céline Tanguay
Une femme de 58 ans de Lac-Etchemin, Céline Tanguay, livre une véritable guerre contre le cancer depuis août 2013. Celle-ci s'envolera vers l'Allemagne le samedi 19 septembre prochain pour obtenir de nouveaux traitements qui pourraient la guérir complètement. Voici l'histoire du périple d'une femme courageuse qui fait tout pour rester en vie.
Mme Tanguay s'est plainte de douleurs au ventre et avait une perte d'appétit depuis quelques semaines en 2013. Celle-ci consulte les médecins à deux reprises et ceux-ci décèlent qu'elle a de l'air dans le ventre et lui feront passer des tests plus pousser. Les problèmes empirent si bien qu'elle se rend à l'urgence à l'hôpital de Lévis et après quelques tests les professionnels de la santé lui annoncent qu'elle a un cancer colorectal et qu'elle sera opérée le lendemain. « Quand j'ai appris la nouvelle, j'étais assise. Heureusement, car je serais probablement tombée. C'était une énorme claque au visage. Tu ne veux pas y croire au début et tu te questionnes beaucoup. Tu penses à la mort évidemment, mais tu dois te resaisir assez vite et pensez positivement, car tu veux vivre », avoue-t-elle.
L'opération permet d'enlever de huit à dix pouces de colon. L'Etcheminoise subira par la suite de la chimiothérapie préventive jusqu'à mai 2014 à Lévis. Elle poursuivra ensuite ses traitements à Montréal. Malheureusement, les nouvelles ne s'améliorent pas alors qu'en août 2014, les spécialistes trouvent une métastase au foie. Cette dernière sera opérée à nouveau en novembre 2014. L'opération lui enlèvera une partie du foie de la grosseur d'une pièce de 25 cents. Cette deuxième mauvaise nouvelle un an plus tard frappe très durement Mme Tanguay. « Tu regardes le ciel en te demandant, ça va tu arrêter un jour. Honnêtement, j'étais découragé sur le coup. Le corps a pris ça très difficilement. La chimiothérapie affaiblit beaucoup et cette deuxième opération n'a pas vraiment aidé. J'étais très faible », dit-elle avec émotion.
En février 2015, les douleurs au ventre sont de retour et cette dernière passera des tests à Montréal. Les nouvelles ne sont pas encourageantes, loin de là. Celle-ci a encore des problèmes au foie. La maladie se propage même dans un rein. Les médecins lui donnent donc de la chimiothérapie palliative en lui disant qu'elle devra suivre cette voie jusqu'à sa mort. Les professionnels de la santé lui disent que cette chimiothérapie ne guérit pas, qu'elle ne fait que prolonger son espérance de vie. « Mon point de repère et ce qui fait que je suis encore solide aujourd'hui, c'est mes proches. Si je n'avais pas eu ma famille et mes amis, je crois que j'aurais lâché prise après cette nouvelle. Ils me donnent le carburant nécessaire pour continuer à me battre », déclare-t-elle en jetant un sourire vers son amoureux, Yolan.
Vivre d'espoir
Céline Tanguay et son conjoint font la lecture dans un journal d'un homme qui a guéri son cancer à la suite d'un traitement reçu en Allemagne. Cette dernière tente des démarches pour contacter l'homme et en apprendre un peu plus sur son cas. La conversation qu'elle a avec ce rescapé de la maladie la convaincra d'écrire au docteur Thomas Vogl pour obtenir les traitements de chimiothérapie embolisation et de laser. Ces traitements ne sont pas donnés au Québec. Sa première démarche est refusée, car M. Vogl déclare que la tumeur est trop grosse pour le moment. Celle-ci doit être de moins de cinq millimètres.
La courageuse femme de 58 ans tente sa seconde chance à la suite de résultats intéressants en août 2015. Le docteur Vogl répond positivement trois jours après avoir reçu les tests à cette deuxième demande. Mme Tanguay s'envolera pour l'Allemagne ce samedi 19 septembre et commencera les traitements le 21 septembre. « J'ai sauté de joie quand j'ai vu que ma demande était acceptée. Pour une fois, je vois une lumière au bout du tunnel », affirme-t-elle avec le sourire.
Celle-ci estime que son périple pour rester en vie lui coûtera environ 30 000 $ au total, car elle devra faire deux à trois voyages en Allemagne pour suivre les traitements de la bonne façon. Elle a déjà cumulé 4 500 $ en dons. Une page Facebook a été créée pour suivre son état ainsi que les activités de financement qui seront proposées dans les prochaines semaines. Il est possible de faire des dons en ligne et il y a également un compte bancaire qui a été ouvert pour faire des dons à L'Etcheminoise (Transit: 20017 / Folio : 0228858)
« Je trouve que les gens sont généreux et ça fait vraiment chaud au coeur. J'ai l'impression que je ne suis pas seul et que plusieurs personnes sont avec moi dans mon combat contre le cancer. J'ai un entourage vraiment fort et je n'abandonnerai pas. Je suis fébrile et je sais que je vais vers le mieux. Je vais continuer à me battre pour vaincre cette maladie », conclut-elle avec émotion.
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