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Odeurs nauséabondes à Saint-Côme

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9 mars 2016
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Gabriel Gignac
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Par Gabriel Gignac, Journaliste

En collaboration avec Julio Trépanier

Un citoyen de Saint-Côme, Jean-Philippe Fournier, affirme que depuis quelques mois, des odeurs nauséabondes envahissent son milieu de vie. Or, selon celui-ci, il ne fait aucun doute que le problème provient du site d'enfouissement de la Régie intermunicipale du Comté de Beauce-Sud (RICBS) qui est situé à environ trois kilomètres de son domicile.

L'homme qui a emménagé à cet endroit en juin 2014 raconte qu'à l'époque, la senteur n'était pas présente et qu'il vivait convenablement tout en sachant où était le site d'enfouissement. Toutefois, en août 2015, M. Fournier a commencé à flairer des odeurs nauséabondes envahissantes sur une base quotidienne.

« Au départ je croyais que c'était un voisin qui brûlait des cochonneries dehors. Cependant, la senteur revenait fréquemment le matin et le soir, surtout le dimanche soir où ça devenait intense. En octobre, j'ai commencé à faire le tour des maisons, mais je ne trouvais pas personne qui semblait faire de feu. Plus tard, j'ai eu un premier doute sur le site d'enfouissement », affirme-t-il.

Dans le temps des Fêtes, M. Fournier effectuait une promenade en véhicule tout-terrain sur un site où l'odeur en question y était particulièrement forte. Le lieu sur lequel celui-ci se retrouvait est situé à un peu moins de 700 mètres à vol d'oiseau du site d’enfouissement. Souhaitant pousser plus loin son enquête, ce dernier s’est rendu sur le site de la RICBS. « C'était confirmé, l'odeur provenait vraiment de là et se propageait un peu partout », affirme-t-il.

Un réel problème

Le plaignant a commencé à en parler à des voisins, mais personne ne semblait s'indigner du problème. Jean-Philippe Fournier a alors écrit un message sur Facebook qui a été partagé à maintes reprises et où l'homme a senti un appui majeur de la population dans cette cause.

Ce dernier a alors contacté le ministère de l’Environnement où on lui a conseillé de monter un dossier en écrivant les dates, la température et d'évaluer sur une échelle d’un à cinq à quel point l'odeur était désagréable.

Comme le confirme Yvon Paquet, maire de Saint-Côme, quelques plaintes de citoyens résidant dans le secteur ont été déposées à cet effet. Par contre, celui-ci rappelle qu’il ne faut pas se précipiter dans les accusations hâtives envers la RICBS. « Toutes les hypothèses sont présentement à l’étude, mais il pourrait aussi s’agir d’un problème avec nos étangs ou nos égouts », souligne-t-il.

Du côté de la RICBS, l’organisme a publié un statut Facebook le 20 janvier dernier dans lequel elle indiquait être à la recherche du problème et qu’elle travaillerait de concert avec le ministère de l'Environnement. « À la suite des interrogations de la part d'un citoyen de Saint-Côme-Linière, la Régie intermunicipale aimerait simplement mentionner que d'ici les prochains jours, une surveillance accrue sera faite afin de vérifier si le problème d'odeur vient du lieu d'enfouissement technique ou si le problème serait relié à autre chose », peut-on y lire. « Depuis plus de 30 ans, la Régie s'assure de respecter des normes environnementales strictes afin d'être conforme. Nous vous tiendrons informé des développements », ajoute-t-on.

Contacté par EnBeauce.com, le directeur général de la RICBS, Roger Turcotte, mentionne que l’enquête suit son cours. Dans les diverses pistes étudiées, on croit entre autres que les matières de recouvrement pourraient constituer la problématique. À la recherche de la solution, l’organisme a notamment contacté les responsables du site d’enfouissement d’Armagh, dans Bellechasse, où une situation similaire alimente présentement les tensions locales. Voir à ce sujet article du journal Le Devoir « Les mauvaises odeurs persistent au site d’enfouissement à Armagh ».

Trouver des solutions

Jean-Philippe Fournier ne demande aucune compensation financière et ne souhaite pas déménager. « Il existe des moyens de contrôler les odeurs et je veux que les solutions soient trouvées. Je n'ai pas à endurer ses odeurs », conclut-il.

 

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