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« On ne guérit pas du théâtre » - Solange Thibodeau

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12 septembre 2016
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Lorraine Légaré
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Par Lorraine Légaré, Journaliste

Par Lorraine Légaré

Si l’on pouvait donner un qualificatif principal à Solange Thibodeau, qui, ayant plusieurs cordes à son arc, et qui pourrait en avoir plusieurs, ce serait sans doute amoureuse des arts, et plus particulièrement du théâtre.

Après plus de 55 ans de passion théâtrale, et après avoir passé le flambeau de la direction de Carosol en Scène et du Théâtre de l’Hôtel de Ville à Caroline Audet, Solange, qui est maintenant conseillère municipale à la Ville de Saint-Georges, parle encore du théâtre comme si elle avait quitté les planches hier seulement.

Alors que, toute jeune, elle était pensionnaire à Jackman (Maine), Solange a foulé le sol d’une petite scène d’école et la passion l’a attrapée. Ce qui n’a pas été difficile, car, comme Obélix, tombé dans la potion magique, Solange, qui, à peine sortie des couches, faisait déjà des spectacles théâtraux pour la famille, est tombée dans le philtre d’amour du théâtre. Et elle en a fait toute sa vie. Propriétaire de deux restaurants à Saint-Georges, dans les années 80, animatrice à la radio, conseillère municipale, copropriétaire d’un gîte jusqu’à tout récemment, décoratrice et paysagiste amateur, jardinière, elle a touché à tout, et s’est toujours gardée une place de choix pour le théâtre.

Après un détour par le Texas et un Texan… à 25 ans, Solange est à l’Université du Québec à Montréal, option Théâtre. Elle interrompt toutefois ses études, car elle n’aime pas ce qui se fait à Montréal dans le domaine du théâtre, ce qu’elle veut, c’est jouer.  Elle revient dans sa ville natale et, en 1979, elle ouvre le populaire petit café La Clef de Sol, où elle permettra à son amour des arts de la scène de se développer en faisant venir des troupes de théâtre; Francine Tougas, entre autres, y a joué. Puis, comme elle aime l’ambiance des cafés, après la fermeture de La Clef de Sol, c’est par le biais d’un autre petit restaurant, dont les plus vieux se rappelleront sans doute, La Boîte à Lunch, qu’elle se replonge encore dans un monde où l’art a toujours sa place.

L’année 1984 marquera une belle rencontre dans la vie de Solange; Normand Choquette (Le Cinéma de 5 heures) lui propose de mettre sur pied une troupe de théâtre. Proposition à laquelle Solange répond « présente » avec empressement. C’est ainsi que débutera l’aventure de la troupe La Débâcle et Solange, avec la pièce « La Perruche et le Poulet », la même année, fera ses débuts officiels sur une scène beauceronne, en tant que comédienne, au Théâtre du Ganoué. C’est le coup d’envoi beauceron. Puis il y aura Les Barbottes Échevelées, les cours de théâtre, la mise en scène, Les Productions Solange Thibodeau, Carosol en Scène, le Théâtre de l’Hôtel de Ville à Saint-Joseph, son association avec Caroline Audet, dont elle dit : « Il n’y avait qu’une seule personne capable et, surtout, prête à prendre la relève, et c’était Caroline. »

Solange, maintenant pimpante sexagénaire, dit qu’on ne guérit pas du théâtre; pour elle, le théâtre équivaut aux mots « plaisir », « expression et exploration de soi ». « On y fait de belles rencontres et on peut y vivre une folie. »  En année sabbatique, occupée à rénover une adorable petite maison orange, elle reste toujours attachée au théâtre. « Je vais refaire du théâtre, je sais déjà avec qui, mais je ne sais pas quand », affirme-t-elle.  Cette dernière a également envie d’écrire, peut-être… une pièce de théâtre, naturellement. Amoureuse du théâtre et de tous les arts, c’est ce qui l’a amenée à faire de la politique municipale, considérant que les Beaucerons sont des créateurs, elle veut pouvoir encourager le développement artistique à Saint-Georges.

Mais, pour Solange Thibodeau, « année sabbatique » ne signifie surtout pas s’asseoir dans un fauteuil et admirer la vue, bien qu’elle le fasse également, et qu’elle consacre toujours du temps à ses nombreux amis (es), dans sa tête et dans son cœur, ça bouge, et ça dit : « Hummm… théâtre, théâtre, à très bientôt. » 

Il semble bien qu’effectivement, elle n’en guérira pas. Pourquoi le ferait-elle, d’ailleurs, le théâtre l’aime trop et elle aime trop le théâtre.

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