Paul Doyon rappelle les attentes des producteurs envers le gouvernement lors de l'AGA de l'UPA
Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Chaudière-Appalaches, Paul Doyon a rappelé les attentes des producteurs de la région envers le gouvernement provincial lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation tenue le 20 octobre à Saint-Henri.
Les producteurs agricoles ont des raisons d’être inquiets, lorsque l’on compare le secteur agroalimentaire québécois à celui du reste du Canada, et plus particulièrement à celui de l’Ontario. Selon Statistique Canada, les investissements en immobilisations dans le secteur agricole québécois sont en effet passés, entre 2006 et 2015, de 496 M$ à 609 M$ (+23 %). Pendant cette période, ces mêmes investissements sont passés de 1,6 G$ à 4,2 G$ au Canada (incluant le Québec) (+160 %). L’Ontario a quant à elle vu les siens doubler, de 722 M$ à 1,4 G$ (+ 94 %).
« Les agriculteurs de la Chaudière-Appalaches ont besoin d’un signal clair du gouvernement québécois qui, contrairement à nos compétiteurs canadiens et internationaux, tarde à identifier l’agroalimentaire comme un levier économique important. La contribution économique des 5 750 entreprises agricoles de Chaudière-Appalaches est déjà majeure. Pour aller plus loin, elles doivent pouvoir compter sur un appui compétitif de leurs gouvernants. Malheureusement, ce signal tarde à venir. Le gouvernement nous entraîne plutôt dans une neuvième consultation depuis 2008 », a déclaré M. Doyon.
Le 2e vice-président provincial de l’UPA, Martin Caron, était présent à cette assemblée. Il a dressé le portrait actuel de l’agriculture québécoise, déplorant l’absence et le manque de vision du ministre de l’Agriculture du Québec, Pierre Paradis. « Je me demande si nous avons vraiment un ministre de l'Agriculture », a-t-il lancé.
Alors que l’Ontario mise fortement sur son secteur agroalimentaire, plusieurs décisions du gouvernement québécois nuisent à la pérennité agricole de la région et du Québec. À titre d’exemple, la facture assumée par les producteurs, à la suite des changements proposés au Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA), augmentera en moyenne de 30 à 40 %, et ce, dès 2017. « L’enjeu fondamental de ce dossier est la valeur taxable du foncier agricole. Tant que cette question ne sera pas abordée dans le cadre d’une véritable réforme, comme le réclame aussi la Fédération québécoise des municipalités, on passera à côté des véritables solutions », expliquait le président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches.
Dans les circonstances, l’UPA souhaite le maintien du PCTFA dans sa forme actuelle ainsi qu’une table de travail réunissant les organisations et les ministères concernés en vue d’une réelle réforme de ce programme, dont les coûts ont explosé. Une résolution d’urgence a d’ailleurs été adoptée par l’assemblée à cet effet, demandant au gouvernement provincial de suspendre les modifications apportées au PCTFA.
Une autre résolution d’urgence a également été adoptée, en réaction au projet de loi 106 déposé par le gouvernement du Québec concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030. Cette résolution vise à « sensibiliser les MRC de la région afin qu’elles tiennent compte de la réalité du territoire régional agricole et des activités agricoles qui s’y pratiquent et qu’elles définissent la zone agricole permanente comme territoire incompatible avec l’exploration, la production et le stockage d’hydrocarbures. »
Par ailleurs, la Fédération compte fortement s’inspirer pour ses activités des prochains mois, entre autres en matière de développement, de main-d’œuvre, de prévention, d’aménagement du territoire agricole et de valorisation de l’agriculture, des nombreuses cibles et orientations adoptées lors de l’assemblée générale annuelle.
Les 240 personnes présentes ont pu visionner une revue de presse de l’année de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches. Cette vidéo est disponible en tête de l'article. On peut également entendre le discours prononcé par le président à l’occasion de cette assemblée générale annuelle en cliquant ici.
Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Chaudière-Appalaches, Paul Doyon a rappelé les attentes des producteurs de la région envers le gouvernement provincial lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation tenue le 20 octobre à Saint-Henri.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Saint-Georges: les pompiers ont nettoyé environ 400 véhicules au lav-o-thon
Les pompiers de Saint-Georges ont nettoyé environ 400 véhicules lors du lav-o-thon organisé samedi dernier. Installés dans le stationnement du centre commercial Place Centre ville pour la journée, ils collectaient des fonds pour le Club Inner Wheel Saint-Georges. L'organisme qui habille et nourrit les enfants d'ici se verra ainsi remettre ...
LIRE LA SUITE
Près de 10 000 $ amassés pour le sport jeunesse
Près de 10 000 $ ont été amassés au profit du sport jeunesse de Saint-Côme-Linière, lors de la toute première Soirée Noir et Blanc , qui s'est tenue le 15 août à l'aréna local. Jeux gonflables et maquilleuse en après-midi, souper et chansonnier ont agrémenté l’évènement auquel près de 200 personnes ont pris part. Notons aussi que ...
LIRE LA SUITE
La revue de la semaine
Retrouvez les principales nouvelles d'actualité de la semaine en Beauce dans cette revue proposée par notre équipe de journalistes. Samedi 15 août En tête-à-tête avec Emmanuel Gouin Nouvellement installé à Saint-Georges, Emmanuel Gouin a de nombreuses casquettes. Il est notamment médecin d'expédition de plongée, physiologiste des ...
LIRE LA SUITE


