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Environ 200 cas d'abus sexuels

Chaudière-Appalaches : hausse de 14,5% des signalements à la DPJ

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Dans le cadre de son 15e bilan annuel, la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Québec a dévoilé ses dernières statistiques. La direction de l'organisme a aussi profité de l’occasion pour rendre hommage à ses intervenants (voir la vidéo).

Chaque jour au Québec, ils sont des milliers d’intervenants à rencontrer des jeunes et leur famille pour les accompagner dans leurs difficultés et les aider à les surmonter. Les travailleurs de la DPJ évoluent dans un univers complexe et difficile où se côtoient la violence, la maladie mentale, la toxicomanie, la criminalité, etc. En Chaudière-Appalaches, près de 550 intervenants se relaient continuellement pour mieux protéger les enfants. 

« Les intervenants agissent dans des situations délicates. Ils doivent assurer le mieux-être et la protection des enfants. Ils ont toute l’expertise et le savoir-être pour y parvenir », ont souligné les directrices de la Protection de la jeunesse de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, Mme Dominique Jobin et Caroline Brown. 

2128 signalements retenus en 2017-2018

Pour l’année 2017-2018, 2128 signalements ont été retenus par la DPJ de la région, ce qui représente une hausse de 14,5 % par rapport à l’année précédente. 

Contactées par EnBeauce.com, MmeDominique Jobin et Mme Caroline Brown précisent toutefois que les chiffres demeurent stables par rapports aux années précédentes.

Les deux principaux motifs d’interventions sont la négligence ou le risque sérieux de négligence avec 36,5 % et l’abus physique et le risque sérieux d’abus physique avec 31,4 %. Les autres motifs pour lesquels la DPJ est intervenue sont des cas ou des risques sérieux : de troubles de comportements sérieux (11,9 %), de mauvais traitements psychologiques (10,8 %), d’abus sexuels (9,4 %) et d’abandon (0,1%). 

Environ 200 jeunes auraient donc subi des abus sexuels dans la région de Chaudière-Appalaches pour l’année 2017-2018.

Les intervenants de la DPJ agissent principalement dans le milieu familial de l’enfant ou chez un proche, ce qui a été le cas chez 61,6 % des enfants suivis l’an passé. Les autres enfants ont été suivis dans une ressource de type familial (31,4 %), en centre de réadaptation ou en résidence intermédiaire (7 %). 

Sur la légalisation du cannabis

Questionnées à ce sujet par notre quotidien, Mme Jobin et Mme Brown se sont dit préoccupées par la prochaine légalisation du cannabis au Canada. En effet, plusieurs études démontrent que la consommation de cannabis peut avoir des effets néfastes sur le développement du cerveau des adolescents. 

Les deux directrices soulignent toutefois qu'il est impossible de connaître à l'avance les impacts qu'aura réellement la légalisation. Les adolescents qui consomment du pot continueront peut-être à s’approvisionner sur le marché noir, sans que le la nouvelle loi ne vienne changer leurs habitudes. 

 

 

 

 

 

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