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Dans le cadre de la Journée internationale des femmes

Hélène Rodrigue: une femme fière de ses choix

durée 18h00
7 mars 2019
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Gabrielle Denoncourt
Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Le 8 mars, dans le cadre de la Journée internationale des femmes, nous vous présentons trois personnalités féminines qui ont su laisser leur marque sur notre région. 

Hélène Rodrigue, une femme fonceuse et impliquée depuis 9 ans auprès de l’organisme Moisson Beauce, n’a jamais cessé de se battre pour se faire respecter et se faire une place dans la société.

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Un parcours guidé par l’amour

Native de Saint-Georges, elle a vécu toute sa jeunesse dans le secteur ouest de la rivière.

Sa jeunesse fut heureuse sous la surveillance de plusieurs femmes, « Les gardiennes du quartier ». Cette génération de femmes restait à la maison, mais qui a contribué à la société.

« Elles ont élevé des enfants, développé des quartiers, elles ont appris à leurs enfants à aller se pardonner et à réapprendre à jouer ensemble. »

C’est à 15 ans qu’elle est tombée « follement amoureuse d’un garçon » qu’elle a marié à 19 ans. En juillet de cette année, cela fera 44 ans de mariage.

« C’est sûr que quand t’es en amour tu prends des décisions autres que celle que tu prendrais si t’étais célibataire et sans attache. »

Éducation

Hélène aurait aimé être décoratrice, mais en 1970 il n’existait pas de cours de design d’intérieur comme on l’entend aujourd’hui.

« Je voulais être décoratrice, mais je suis tombée en amour. J’ai choisi de ne pas aller au cégep ni à l’université. »

Un diplôme de secondaire 5 en poche et un cours condensé d’un an en secrétariat, elle travaillait dans un magasin comme employée de plancher avant de travailler pour son beau-père.

« Je ne suis pas allée à l’université, mais l’université de la vie. J’ai fait ma place comme ça dans le milieu du travail. »

Souvent, elle ressentait qu’elle devait travailler plus fort lorsqu’elle voulait présenter des projets dus au manque de méthodologie, mais elle ne regrette pas sa décision.

Sans regret

Le mot « regret » ne colle pas avec sa vie qu’elle a menée et continue de mener.

« Pour avoir des regrets, je pense qu’il aurait fallu que je ne sois pas heureuse dans ma vie. Que je n’ai pas une vie comblée. Alors je ne peux pas dire que j’ai des regrets. Parce que je n’ai pas raté ma vie et j’ai une vie pleine, pleins de rebondissements j’ai réussi mon mariage, j’ai réussi ma famille, je ne peux pas avoir de regrets. »

Modèles féminins

Des femmes de sa famille l’ont inspiré à foncer et tracer son chemin. Son arrière-grand-mère était une femme d’affaires dans les années 30 dans la peinture de bâtiment. Un domaine peu conventionnel pour les femmes à l’époque. Sa grand-mère a ouvert à 65 ans un commerce de tissus Laberge et respecte beaucoup sa mère qui était à la maison, mais qui a beaucoup accompli.

« Soyons à l’écoute, soyons vigilantes parce que les acquis obtenus depuis des générations sont toujours fragiles. »

Pour Hélène, l’écoute et le respect entre les deux sexes sont ce qui a de plus important pour atteindre un équilibre presque parfait.

« C’est très important la communication, le respect des différences entre les sexes pour tenter de trouver un équilibre de société qui serait presque parfait. Mais ça, c’est assez difficile parce qu’il y a encore beaucoup d’éducation à faire, beaucoup de perceptions à changer. »

Par contre, elle n’oublie pas que les femmes doivent continuer à se faire respecter et s’assurer de préserver les acquis.

Un mot pour toutes les femmes

« Soyez fières d’être des femmes, que vous soyez une carriériste, une femme à la maison, peu importe le choix que vous faites, soyez en fières. Battez-vous pour vos choix et n’ayez pas peur du jugement des autres. Au contraire, battez-vous pour casser ces jugements pour qu’on puisse s’épanouir dans une belle société. »

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