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24 avril 2019 - 12:00 | Mis à jour : 13:58

Les sinistrés constatent l'ampleur des dégâts

Inondations : les municipalités sont dévastées

Maude Ouellet

Par Maude Ouellet, Journaliste

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Dans les municipalités durement touchées par les inondations, plusieurs n’ont toujours pas réintégré leur résidence. D’autres s’affairent au mieux à nettoyer les dégâts et au pire à sauver ce qui reste de leur maison.

Sur la Rue Jean-Marie Rousseau à Vallée-Jonction, Martine Lessard Bisson et sa famille tentent tant bien que mal de sauver les quelques biens encore intacts qui ont été engloutis par les flots. Ordinateurs, piano, albums photo : tout est à jeter. « C’est désolant », dit-elle. Bien que la résidence fasse face à la rivière, jamais elle n’avait été inondée en 41 ans.

Quand les pompiers sont venus lui demander de quitter les lieux samedi vers 15 h, Martine et son mari n’ont pas eu le temps de déplacer quoi que ce soit à l’étage. L’eau est entrée par les fenêtres du sous-sol pour s’arrêter à seulement quelques centimètres du plafond du rez-de-chaussée.

« Ça fait 40 ans que nous essayons de mettre ça beau, explique-t-elle en faisant référence à sa maison. Nous avions fait des rénovations l’an dernier. »

Cette dernière ne croit pas que son mari et elle seront dédommagés pour les lourdes pertes encourues.

Quitter les zones inondables

Pour le jeune couple résidant de l’autre côté de la rue, la situation est un peu mieux. Ces derniers ont eu le temps de sauver leurs objets de valeur, mais leur terrain est tout de même parsemé de meubles en piteux état. Ils sont propriétaires depuis quelques années, mais pour eux la relocalisation va de soi.

Dans la rue voisine, Carol Roy souhaite lui aussi déménager. Sa propriété a été surélevée de neuf pieds il y a 25 ans, ce qui n’a pas empêché son sous-sol de se remplir entièrement d’eau. Il se dit intéressé par la possibilité de se relocaliser grâce au nouveau programme d’indemnisation annoncé par le gouvernement caquiste il y a plus d’une semaine. S’il n’est pas éligible, Carol Roy pense tout de même qu’il mettra sa maison en vente.

Des municipalités dévastées  

Dans les municipalités longeant la rivière Chaudière, la ville de Sainte-Marie est la plus durement touchée. 985 résidences ont été inondées.

Sur la Rue Notre-Dame, la situation est catastrophique : des ponceaux affaissés, des clôtures arrachées, des maisons sorties de terre ; rien n’a été épargné. Une section du manoir Taschereau s’est effondrée. Le casse-croûte saisonnier Pinto Rétro a vu ses vitres être fracassées. À l’intérieur, la boue et les débris recouvrent toutes les surfaces.

À Scott, l’école primaire l’Accueil sera fermée indéfiniment. Le dépanneur Scott sera lui aussi hors d’opération quelques semaines. En achetant cette bâtisse, les propriétaires, qui ne sont pas natifs de la région, ne croyaient pas qu’ils seraient victimes de la crue des eaux année après année. « Nous ne croyons pas pouvoir revendre », explique l’un d’eux. Leur maison est annexée au commerce, ce qui complique toute transaction.

Les sinistrés en auront pour plusieurs semaines, voire des mois pour réparer tous les dégâts.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • La première responsabilité revient aux propriétaires, ensuite aux municipalités, aux MRC, au gouvernement provincial et fédéral. Désolant mais pas à moi.

    Sylvio Trépanier - 2019-04-24 12:38