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26 juillet 2020 - 17:00 | Mis à jour : 27 juillet 2020 - 08:11

Le monde des caravaniers

Van Life: Les nomades en temps de pandémie (2 de 2)

François Provost

Par François Provost, Journaliste

Où vont les nomades lorsqu’ils sont pris à l’intérieur de leurs frontières? Quels sont les problèmes qui en découlent? Dans ce deuxième article sur la Van Life, Gabriel Fecteau Gilbert de Vintage Vans nous explique les enjeux des nomades en temps de pandémie.

Cet été, les régions touristiques du Québec sont prises en assaut par leurs compatriotes. Parmi ceux-ci, certains ont mauvaise presse. En effet, plusieurs médias nationaux ont mis en lumières des comportements inappropriés de touristes dans des régions, qui cette année, sont surpeuplées: Charlevoix, Gaspésie, Bas-Saint-Laurent, etc.

Par exemple, en Gaspésie, les plages ont tellement été mises à mal que des maires et des députés de circonscription ont fait des sorties pour dénoncer ces situations.

Les adeptes de la Van Life québécois, ceux qui ont l’habitude de sillonner le monde à bord de leur véhicule, sont pris en otage à l’intérieur de leurs frontières par la pandémie de COVID-19.

Répercussions sur la communauté
Gabriel Fecteau Gilbert de Vintage Vans, est la meilleure personne de la région pour comprendre les enjeux sur cette communauté. Celui-ci appréhende la mauvaise réputation que les nomades sont en train de développer.

Il explique que certains comportements, par exemple faire du boondocking (se camper à un endroit où un il n’y a pas de services), deviennent problématiques lorsque les voyageurs se concentrent tous aux mêmes endroits, ce qui arrive énormément cette année.

Gabriel montre les outils de communication qui rassemblent la population de cette communauté. L’application Ioverlander, par exemple, permet d’identifier les endroits de la province où camper est généralement toléré, mais ce, de façon non officielle. Ioverlander n’est pas la seule application du genre. En fouillant dans son téléphone, on remarque que les applications qui utilisent un système similaire ne manquent pas. 

Des groupes Facebook comme Québec Vanning permettent également aux caravaniers de communiquer entre eux. Cependant, ses communautés qui avaient tendance à se partager des endroits disponibles pour camper commencent à changer pour le pire.

« De plus en plus, à cause de tout ça, les gens ne veulent plus partager leurs endroits. Une fois que tu le partages une fois, il n’est plus secret. C’est terminé, il va se faire envahir. Et probablement qu’il sera fermé » explique Gabriel. 

Lorsque trop de caravaniers, dont certains qui manquent de bienséance, se retrouvent dans un même endroit, cela laisse des traces très mal perçues par les communautés qui les accueillent. 

« Les gens qui voyagent en vans deviennent mal perçus par les locaux parce qu’une minorité fait du grabuge, font des feux à des endroits inappropriés, laissent des déchets », souligne-t-il.

Comment régler la situation?
Pour Gabriel, tout campeur doit respecter certaines règles d’éthique. Il réfère aux « 53 bonnes pratiques du boondocking ou le code d’éthique du nomade » de Gerry Lauzon, un acteur important dans le monde de la Van Life.

Mais pour Gabriel Fecteau Gilbert, ces règles se résument en deux principes phares: « Encourager les commerces locaux et ne pas laisser de traces de son passage ».

Il invite également les voyageurs à respecter la communauté qui les  accueille et à parler aux locaux. 

Aussi, il affirme les instagrameurs populaires qui affichent une vision idyllique de la Van Life doivent également parler des responsabilités que cela implique.

Il conclut que pour éviter que le scénario de 2020 ne se répète dans les prochaines années, les voyageurs doivent se responsabiliser, mais insiste pour que les campings et les municipalités fassent également leur bout de chemin.

Il croit que les campings ne sont parfois pas adaptés à la clientèle des nomades, car ceux-ci paient souvent pour des services dont ils n’ont pas besoin.

Ils souhaitent également une meilleure concertation entre les caravaniers et les municipalités. Il cite un exemple de la Ville de Baie-Saint-Paul dans Charlevoix qui, au lieu de simplement imposer des interdictions aux campeurs, a décidé de les encadrer et d’installer des infrastructures nécessaires à leur séjour dans un endroit choisi spécialement pour eux.

« L'installation d'une poubelle et d'une toilette chimique règle bien des problèmes » soulève Gabriel.

Vintage Vans invite tous à tous les voyageurs à visiter leur province de façon responsable cet été. Ils invitent également tous les gens intéressés au monde de la Van Life à consulter les nombreux podcasts, chaînes Youtube et blogues sur le sujet.

À lire également:

Van Life: un après-midi dans le garage de Vintage Vans (1 de 2)

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