Explication historique
Connaissez vous l'origine des couvre-feux ?
Les Québécois doivent désormais se familiariser avec cette expression, car depuis ce samedi, un couvre-feu est en vigueur pour le prochain mois partout au Québec. D’où vient l’origine de ce mot ou quelle est son histoire?
D’abord, un couvre-feu est une mesure mise en place par une instance gouvernementale qui interdit tout déplacement dans les rues généralement pendant la nuit. Or, le couvre-feu en cours se tient de 20 h à 5 h.
Seuls les travailleurs essentiels, dont ceux des pharmacies, des transports en commun, les professionnels de la santé et autres pourront circuler.
Histoire
L’origine du mot couvre-feu reste incertaine. Cette pratique aurait débuté avant le Moyen-Âge en Europe afin d’imposer à la population d’éteindre les bougies et feux de foyer afin de limiter les incendies qui étaient très fréquents.
Les cloches des églises sonnaient autour de 20 h pour le rappeler aux gens.
Toutefois, au Canada, cette mesure restrictive fait son apparition pour la première fois en 1917 pendant la grippe espagnole. Il faut reconnaître que cette pandémie avait tué 55 000 personnes.
Les consignes étaient sensiblement les mêmes. Pratiquement tout était fermé. Cependant, il n’y avait pas de restrictions quant à l’heure de la journée.
Lors de la Deuxième Guerre mondiale en 1941, il y avait des couvre-feux, mais partiels. Ceux-ci consistaient en un exercice appelé Black-out pour se préparer à la menace de bombardements aériens des Allemands.
Lorsque les sirènes des casernes de pompier retentissaient autour des 22h, les gens devaient se cacher dans leurs maisons ou autre abri lumières éteintes, et ce aussi pour les voitures qui devaient se ranger en bordure de rue. Dix minutes plus tard, une deuxième sirène annonçait la fermeture des réverbères dans les rues. Après 15 minutes, les cloches des églises signalaient la fin de l’exercice.
Néanmoins, des villes comme Montréal et Trois-Rivières avaient fait fi de tels
entraînements. Pendant cette période, des couvre-feux touchant seulement les jeunes étaient aussi en vigueur dans certaines villes de la province afin de limiter la délinquance montante de ces derniers.
Ce type de directive rappelle celle de l’ex-maire d’Huntingdon, Stéphane Gendron, en 2004 qui avait finalement cédé devant la Charte des droits et libertés. La proposition visait les jeunes de 16 ans et plus. Ils risquaient une amende de 100 $ s’ils se déplaçaient à l’extérieur de 22 h 30 à 6 h.
Le couvre-feu de M. Legault y va plus sévèrement que la municipalité avec des contraventions de 1 000 $ à 6 000 $ pour éviter les rassemblements en soirée et ainsi la transmission du coronavirus.
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