COVID-19
Le dépistage rapide serait utile dans les écoles, dit une nouvelle étude
Les tests rapides de dépistage de la COVID−19, qui sont en voie d’être déployés dans les écoles du Québec, pourraient à tout le moins permettre d’éviter de renvoyer inutilement à la maison les enfants qui présentent des symptômes inquiétants, démontre une nouvelle étude québécoise.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux et le ministère de l’Éducation ont récemment annoncé que ces tests seraient implantés dans les écoles de dix régions de la province, notamment à Montréal, à Laval et en Montérégie.
La docteure Caroline Quach−Thanh, du CHU Sainte−Justine, et ses collègues ont étudié l’utilisation optimale des tests rapides pour contenir les éclosions et évalué leur efficacité en milieu scolaire.
Ils en viennent à la conclusion que les tests par réaction de polymérisation en chaîne (les tests PCR) demeurent la technique la plus sensible chez les individus symptomatiques, mais que les tests rapides ont un rôle à jouer lorsque les enfants présentent des symptômes.
« Si tu arrives le matin et que tu réalises que l’enfant tousse un peu et peut−être qu’il a un mal de gorge, si le test est négatif, l’enfant peut rester à l’école, a résumé la docteure Quach. Évidemment, si ça perdure, il faudrait aller faire un (test) PCR comme d’habitude, mais on est capable de permettre une fréquentation scolaire autour de ce test−là. »
Il se pourrait que les tests rapides ratent quelques infections au SRAS−CoV−2 comparativement aux tests PCR, mais le risque est moindre chez les patients qui présentent des symptômes. Ces tests rapides sont aussi plus efficaces lorsque la charge virale est élevée, ce qui correspond au moment où la contagion est plus grande.
La docteure Quach en vient donc à la conclusion que les tests rapides devraient être réservés en priorité aux personnes symptomatiques.
Et même s’ils pourraient permettre à certains enfants de rester à l’école ou au service de garde, dit−elle, il faudra quand même faire preuve de discernement, puisque les critères qui existaient avant la COVID pour renvoyer un jeune à la maison demeurent valides.
« Si l’enfant fait de la fièvre, qu’il ne va pas bien, qu’il n’est pas capable de suivre les activités, on devrait encore le renvoyer à la maison, a−t−elle dit. S’il fait 39 de fièvre et que le test est négatif, qu’il est amorphe, qu’il n’est pas capable de suivre ce qui se passe en classe, il y a peut−être une influenza, il y a peut−être d’autres virus qu’on ne veut pas non plus transmettre. »
Les résultats de cette étude ont été obtenus grâce à la participation de plus de 2000 élèves du secondaire et près de 300 membres du personnel scolaires recrutés dans deux écoles secondaires de Montréal et suivis entre les mois de janvier et juin 2021.
Les chercheurs ont trouvé une plus grande proportion de cas asymptomatiques dans ces écoles participantes, ce qui voudrait dire que plus de cas ont été ratés dans les autres écoles de la province.
De plus, parmi les infections dont la source était connue, 72,5 % découlaient d’une transmission familiale et 25 % d’une transmission scolaire.
Jean−Benoit Legault, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Des bracelets pour soutenir les femmes victimes de violence conjugale
La maison d’aide et d’hébergement pour les femmes victime de violence conjugale et leurs enfants, Havre l’Éclaircie, lance une nouvelle campagne de financement, soit une collection de bracelets confectionnés avec soin par des femmes hébergées à la maison. Vendu au coût de 20$, chaque bracelet contribue directement à soutenir la mission ...
LIRE LA SUITE
Les paramédics ont interpellé la première ministre lors de sa visite à Saint-Georges
Une délégation de paramédics de TASBI a profité du passage de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, à Saint-Georges vendredi dernier, pour lui exposer directement leurs revendications syndicales. La première ministre était de passage dans la région dans le cadre de la soirée de lancement de la campagne électorale du ...
LIRE LA SUITE
Beauce-Sartigan se mobilise pour ses jeunes
Des professionnels de la santé échangeront des services de consultation contre des dons monétaires, qui seront remis dans la communauté pour aider les jeunes en difficulté scolaire. Tel est le sens de l’évènement Beauce-Sartigan se mobilise pour ses jeunes , qui aura lieu le samedi 12 septembre, au site extérieur de la Clinique ...
LIRE LA SUITE