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Changement de paradigme

Québec laissera les travailleurs essentiels travailler même s'ils ont la COVID-19

durée 14h15
28 décembre 2021
Gabrielle Denoncourt
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a annoncé de nouvelles mesures concernant les travailleurs essentiels, en particulier ceux de la santé. De plus, de nouveaux groupes ont été ajoutés à ceux qui peuvent recevoir une troisième dose du vaccin.

Le rythme de contagion actuel ne cesse de grimper et de manière importante. Actuellement, il y aurait environ 7 000 travailleurs de la santé manquants, mais dans les prochains jours ce chiffre pourrait augmenter à 10 000. C’est pourquoi, avec l’aval des experts de la santé, le personnel qui sera testé positif pourra continuer de travailler selon une liste de priorité et en calculant les risques.

« Dans les circonstances, vous comprendrez qu’on aime mieux faire travailler un employé qu’on aurait retiré avant, mais en autant qu’on le fasse sous certaines conditions pour éviter des bris de services », explique Christian Dubé.

Le gouvernement prend cette décision pour éviter d’atteindre le dernier niveau de délestage dans les hôpitaux qui causerait de graves dommages irréversibles. De plus, ce sera du cas par cas et selon la situation de chaque région. Cette mesure ne sera pas appliquée qu'aux travailleurs de la santé, mais également à ceux considérés comme essentiels.

Troisième dose du vaccin

M. Dubé indique qu'un peu plus d’un million de troisièmes doses a été administrée dans la population. Les 60 ans et plus, les personnes atteintes de maladies chroniques, les travailleurs de la santé, les premiers répondants et les éducatrices peuvent déjà recevoir cette dose.

Demain, le personnel en milieu scolaire, dans les organismes communautaires de la santé et des services sociaux, en sécurité publique, les inspecteurs du MAPAQ et le personnel des abattoirs pour la chaîne alimentaire s’ajoutent aux groupes déjà prioritaires.

À partir du 4 janvier, la prise de rendez-vous pour la population générale des 18 à 59 ans débutera. Tout comme les deux premières doses, les plages horaires s’ouvriront par tranche de 5 ans, et ce jusqu’au 21 janvier.

Leur objectif est de vacciner entre 2 et 3 millions de personnes par mois pour qu’en mars, toute la population soit vaccinée.

Message aux non-vaccinés

Le ministre prévient à nouveau les non-vaccinés des conséquences de leur choix sur leur vie et sur le système de santé qui est fragilisé.

« Vous devez savoir que c’est beaucoup les non-vaccinés qui se retrouvent aux soins intensifs et qui luttent pour leur vie présentement. Et même en survivant, il y a souvent des séquelles qui peuvent être graves et durer pour le restant de vos jours », dit-il.

Il insiste en disant que si la tendance se maintient, avec cette importante augmentation de cas dans les derniers jours, soit ils vont se faire vacciner ou ils continueront à mettre une pression inutile sur le système. Et de plus, il garde la porte ouverte à de nouvelles mesures à venir si besoin.

commentairesCommentaires

2

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  • W
    Warlen
    temps Il y a 2 ans
    Comme le tout début..........l'art de prendre le monde pour de VRAIS IMBÉCILES...........
  • P
    Paul
    temps Il y a 2 ans
    Une épidémie peu grave..
    Dans le contexte d’affolement que nous vivons il est indispensable de le rappeler.
    La covid est un révélateur
    En réalité la covid n’est qu’un révélateur de la faillite du système de santé québecois, baptisé modèle québecois !
    Un système de santé épuisé.. voilà le fond du problème.
    Rien n’a été fait depuis deux ans pour donner des marges de manœuvre à notre système de santé, en particulier à nos hôpitaux. Bien au contraire. Cela fait des années que nos gouvernements ferment des lits et ces fermetures ont continué pendant l’épidémie. Des milliers de lits ont été supprimés, des lits médicaux, de réanimation, des maternités, des services de psychiatrie etc..
    Le problème n’est pas la covid, mais que nos services hospitaliers sont à genoux depuis des années. Le problème est que demander à des politiciens, qui depuis des années ont organisé et géré la pénurie au nom d’économies, de passer à un système d’abondance de soins avec des marges de manœuvre en cas de coups durs, est mission impossible. Il n’est pas rationnel de demander à des gens qui ont plongé le pays dans la ruine de l’en sortir.
    Ce constat peut être fait pour la plupart des pays occidentaux. En allant au bout du raisonnement, il est possible de parler de faillite de la civilisation occidentale.

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