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28 mai 2013 - 20:57 | Mis à jour : 21:03

Un premier rapport sur l’itinérance à Saint-Georges et en Beauce-Sartigan

Ce matin a été lancé un rapport de recherche dressant un portrait sur l’itinérance ainsi que la pauvreté en région à Saint-Georges et en Beauce-Sartigan. Cette première étude documente ce phénomène faisant partie de la réalité beauceronne.

Le lancement s’est déroulé en présence du comité consultatif de l’Accueil Inconditionnel, regroupant des personnes travaillant dans le milieu communautaire, au CSSS de Beauce et à la Sûreté du Québec Beauce-Sartigan.   «Nous n’avions rien pour démontrer que c’est une réalité ici. Nous avons la preuve aujourd’hui avec cette étude-là. Nous sommes un endroit très à risque par rapport à cela parce que les gens viennent à Saint-Georges pour utiliser les services. Avec ce rapport, nous tentons de combler les besoins de ces gens », mentionne  Tommy Poulin, intervenant au Bercail et membre du comité consultatif d’Accueil Inconditionnel.

Un portrait plus précis Le mandat de l’équipe de recherche était de réaliser un portrait des besoins et de l’offre de services au niveau de l’itinérance et de la pauvreté dans la MRC Beauce-Sartigan. Certes, la Ville de Saint-Georges étant la ville-centre de la Beauce est un pôle d’attraction en région des gens ayant besoin de services et des organismes communautaires.  

Ce phénomène mieux documenté démontre que la région présente plusieurs caractéristiques associées à la fragilisation d’une population, d’où l’importance de consolider une offre de services adaptée à cette réalité et d’intensifier les mesures qui faciliteront l’accessibilité et l’admissibilité à ces services.  

Certains facteurs rendent des personnes de la région plus vulnérables sur les plans de la santé, de la pauvreté et de l’exclusion sociale.  On y note notamment de hauts taux de familles monoparentales, de faibles niveaux de scolarisation et des revenus en Beauce-Sartigan qui sont nettement inférieurs à la moyenne en Chaudière-Appalaches. Le manque de disponibilité de logements abordables est aussi grandement ressorti dans le rapport de recherche ainsi lors de la consultation de 161 participants à risque d’itinérance.

Il ne faut pas négliger le suicide, la violence conjugale et envers les enfants et les conditions, les dépendances ainsi que les problèmes de santé mentale qui affectent une personne sur cinq.  

Le rapport d’études cite 13 recommandations pour améliorer la situation en Beauce-Sartigan. Plusieurs ont pour but commun d’adapter les services à ces clientèles à risque. Il est aussi question d’améliorer l’accès à des loisirs, aux logements abordables et au transport en commun. Les personnes sondées trouvent que Taxibus est encore trop dispendieux pour assurer leurs déplacements.  

La dernière recommandation est aussi de poursuivre le projet pilote d’Accueil inconditionnel. Un service sur la 2e Avenue ayant pu réaliser 2500 interventions auprès de 175 personnes en situation particulière en une année.

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