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Une catastrophe inimaginable - Russell Gilbert président du Cobaric

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8 juillet 2013
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La région de Lac-Mégantic vit actuellement un terrible cauchemar suite au déraillement du train ayant ravagé son centre-ville samedi dernier. Le déversement de milliers de litres d’hydrocarbures dans la rivière Chaudière demeure aussi très préoccupant selon Russell Gilbert, président du Comité de bassin de la rivière Chaudière (Cobaric). « C’est une catastrophe et une tragédie énorme. Nous ne pouvons pas imaginer quelque chose aussi gros pouvait survenir ici», partage ce dernier.. 

« Personnellement, c’est une ville que je connais bien. J’ai plein de connaissances là-bas, et je connais bien la mairesse Colette Roy-Laroche et le préfet de la MRC, Maurice Bernier, mon ancien collègue d’école. Cela relativise les choses quand on a des mini-tragédies dans nos vies, lorsqu’on voit l’ampleur de ce que les gens ont vécu, vivent et vivront. Le pire est à venir. C’est un centre-ville à reconstruire et ce sont des dizaines et des dizaines de personnes disparues. C’est énorme », commente M. Gilbert.

Les berges de la Chaudière inquiètent
Aujourd’hui, M. Gilbert et des membres du Cobaric se déplaceront notamment à Saint-Martin pour constater l’état de la situation suite au déversement d’hydrocarbure dans la Chaudière. « Les hydrocarbures sont visibles sur la rivière. Nous allons prendre des photos sur le terrain, les rives et les berges pour voir les impacts de ce déversement », insiste le président du Cobaric.

L’une des plus grandes inquiétudes de M. Gilbert réside en l’absence de connaissances du contenu de ces wagons. « Personne ne sait réellement ce que contenaient les wagons. C’est inquiétant et pourrait avoir des impacts sur la rivière », croit-il.

Des moyens conventionnels?
Quant aux moyens déployés par Urgence-Environnement, M. Gilbert n’a pas voulu commenter si le ministère du Développement durable, de l’Environnement, des Parcs et de la Faune fait bien son travail.

« Techniquement, ce sont des moyens conventionnels avec des estacades et des méthodes de pompage pour récupérer les hydrocarbures. Du point de vue extérieur, c’est peut-être, une procédure standard. Est-ce que cela aurait pu être fait plus tôt? Il y a plusieurs questions à se poser, mais en ce moment, je ne suis pas en mesure de me prononcer », dit M. Gilbert.

« Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop afin d’éviter que cela se mélange à l’eau. Cela deviendra très difficile de récupérer les hydrocarbures», rajoute le président du Cobaric.

Un plan d’action régional
Russell Gilbert croit que le Cobaric et les municipalités riveraines doivent se concerter pour intervenir efficacement lors de futurs déversements s’il y a lieu.

« Il faut penser à établir un plan d’action pour intervenir dans les meilleurs délais s’il y a d’autres déversements. Il faut s’autoinformer et s’autogérer pour être le plus efficace possible », croit M. Gilbert citant en exemple la réalisation de ces mêmes acteurs dans le cadre du projet de système de surveillance de la rivière Chaudière en temps de crue.

Économisez l’eau
Concernant l’utilisation de l’eau potable en Beauce, M. Gilbert émet ses recommandations à la population « Suivez les directives de chacune des municipalités, cela change d’une localité à l’autre dépendamment du mode d’alimentation en eau. Quand je pense à Beauceville, elle s’approvisionne du lac Fortin à Saint-Victor, ce n’est pas la même dynamique qu’à Saint-Georges, à Sainte-Marie et à Charny. Il faut suivre les directives des autorités municipales. Il faut ménager l’eau parce qu’il peut y avoir une pénurie ultérieurement », conseille M. Gilbert. 

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