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La détermination de Manuel Cloutier est récompensée par Pétro-Canada

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24 avril 2009
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Douze des meilleurs athlètes et entraîneurs du Québec, dont Manuel Cloutier, joueur beauceron de rugby en fauteuil roulant et son entraîneur Benoit Labrecque, sont des récipiendaires du programme Alimenter l’excellence des athlètes et des entraîneurs (AEAE) 2009 de Petro-Canada. Chacun d’eux reçoit une bourse de 4000 $ afin de poursuivre leur rêve vers les Jeux olympiques

« C’est certain que c’est un énorme coup de pouce, ça va m’aider énormément », confiait en entrevue le jeune homme de 25 ans, originaire de Vallée-Jonction.

Âgé de 25 ans, il s’entraîne fort pour devenir le meilleur de son sport, le rugby en fauteuil roulant. Son frère Sébastien pratique aussi le même sport. D’abord adeptes du basketball, les deux frères ont été remarqués par leur entraîneur actuel, Benoit Labrecque, l’autre récipiendaire de la bourse Pétro-Canada. Ça fait depuis maintenant trois ans qu’ils pratiquent le rugby en fauteuil roulant.

Les frangins se retrouvent donc sur l’équipe québécoise et nationale de rugby. Ils participeront du 7 au 10 mai au championnat canadien à Richmond en Colombie-Britannique. Cette compétition sera suivie du camp national dont les deux frères seront parmi les 17 athlètes sélectionnés. Seulement 12 joueurs composeront l’équipe de rugby nationale en vue des mondiaux de 2010.

Une maladie rare
Les deux frères sont atteints de la même maladie héréditaire : la dysplasie spondyle-métaphysaire. Il s’agit d’une déformation du bout des os des articulations dès la naissance. « Au lieu d’être rond, le bout de l’os est plat », illustre Manuel.

De ce fait, Manuel a pu marcher jusqu’à l’âge de 12 ans alors que son frère a pu se rendre jusqu’à 14 ans.  « On est un peu comme des extra-terrestres dans ce sport, puisque nous sommes considérés comme des quadriplégiques », lance Manuel.

En plus de s’entraîner, Manuel Cloutier pourrait servir d’exemple de détermination, puisque malgré sa maladie et son handicap, il parvient même à travailler à temps plein comme mécanicien chez Ford à Vallée-Jonction. Il arrive à faire de la mécanique générale et changer des pneus.

Un sport peu ordinaire
Le but du jeu est de marquer le plus de points possible en portant la balle derrière la ligne de but opposée, en touchant ou dépassant cette ligne avec deux roues. Chaque partie est divisée en quatre périodes de huit minutes chacune. Le rugby en fauteuil roulant se joue avec un ballon de volley-ball et se déroule sur un terrain de basket-ball.

Chaque équipe est composée de quatre joueurs classés en catégories selon leur mobilité. Ils reçoivent entre 0,5 et 3,5 points et celui ayant le score plus élevé est celui qui a le plus de facilité à se mouvoir. Cependant, sur le jeu les quatre joueurs ne doivent pas dépasser 8. Les frères Cloutier ont une cote de 3.

Ce sport se joue dans des fauteuils roulants de compétition qui respectent des questions d'équité et de sécurité. Les fauteuils sont très sollicités et reçoivent de nombreux chocs pendant les matchs. « Tous les coups sont permis sauf ceux par derrière. C’est full-contact », explique Manuel.
C’est pourquoi un fauteuil sans les roues peut coûter près de 3600 $. Chaque roue est conçue en aluminium et composée de 11 rayons de fibre de carbone destinée pour de hautes performances. Chacune d’elle représente un coût de 600 $. Les rayons de carbone au coût de 30 $ par rayons sont protégés par une feuille d’aluminium. C’est pourquoi la bourse de 4000 $ est la bienvenue dans le cas de Manuel. Il s’agit tout de même d’un sport coûteux, et ce, sans compter les nombreux déplacements.

Un programme généreux
En collaboration avec des organismes nationaux de sport du Canada, le programme AEAE de Petro-Canada remet 8000 $ en subventions à 50 équipes formées d’un athlète et de son entraîneur. Le programme fournit aux athlètes et aux entraîneurs les ressources nécessaires pour aider à combler l’écart financier, à être brevetés au niveau national et à améliorer les compétences des entraîneurs à long terme.

Tous les sports olympiques et paralympiques sont admissibles aux subventions à ce programme. Petro-Canada a remis à plus de 2300 athlètes et entraîneurs plus de 7 millions $ depuis 1988

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