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Dannick Lessard se bat encore pour une meilleure vie

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27 octobre 2015
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Gabriel Gignac
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Par Gabriel Gignac, Journaliste

Il y a pratiquement trois ans jours pour jour, le hockeyeur Dannick Lessard était blessé gravement à la suite d'une fusillade dans un bar de Mirabel.

Aujourd'hui l'ancien porte-couleurs du Garaga et du CRS Express de Saint-Georges continue de se battre pour une meilleure vie et le combat est loin d'être terminé...

Trois ans plus tard

L'athlète a été opéré au bras droit et celui-ci a eu quelques complications à la suite de l'intervention. Son bras a perdu de la mobilité et il ne bouge pratiquement plus. Toutefois, il y a une lueur d'espoir, l'homme âgé de 36 ans se fera réopérer par des spécialistes qui utiliseront une technique qualifiée d'expérimentale pour améliorer considérablement la mobilité de son bras et en retrouver si possible son usage complet. On parle d'une reconstruction complète du coude jusqu'à l'épaule. Le docteur sera assisté par l'un des meilleurs médecins de l'Université McGill pour cette opération qui devrait durer environ huit heures. « On essaye de quoi, le médecin m'a dit que j'étais trop jeune pour ne rien essayer. Je ne peux pas avoir de prothèse, car mon os n’est pas viable, c'est donc ma seule alternative. On doit l'essayer, c'est ma chance de retrouver un bras normal ou presque », avoue le sportif natif d'East-Broughton.

Le combat a été long que ce soit avec la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) ou tout simplement dans son quotidien. Dannick Lessard se bat pour améliorer sa condition de vie. « Outre la perte physique, les traumatismes sont encore présents. La nuit, je suis plus nerveux si je suis seul et il y a souvent des événements qui me ramènent à l'agression dont j'ai été victime. Quand un de mes agresseurs s'est évadé par hélicoptère il y a quelques mois, le stress a augmenté pas mal. Ce dernier veut d'ailleurs tenter de se faire passer pour fou en demandant des examens psychiatriques à répétition. Il y a également la date de mon opération. Bref, plein de choses me remémorent toujours cette fameuse nuit du 27 au 28 octobre 2012 », affirme-t-il avec émotion en soulignant que cette soirée a changé sa vie à tout jamais.

Lessard raconte qu'il se compte quand même chanceux d'être encore en vie malgré tout, d'avoir connu son fils et de pouvoir le côtoyer. « Quand j'étais en train de mourir dans le bar, j'ai demandé une seule chose à mes parents qui sont morts, c'était de me laisser vivre juste pour voir mon enfant. Je voulais apprendre à le connaître. Mon petit bonhomme a bientôt trois ans et il tient assurément de moi. Il a mon énergie. Mon garçon a été vraiment une source de motivation de continuer à avancer dans la vie », déclare-t-il en soulignant que sa passion pour le hockey a également contribué à sa progression.

On peut sortir le hockeyeur de la patinoire, mais pas la patinoire du hockeyeur comme on dit et le bagarreur qui cumule 493 combats répertoriés au niveau professionnel a toujours la marque de 500 en tête. « Une belle bougie d'allumage pour moi. J'y pense encore, je m'entraîne quatre fois par semaine avec les capacités que j'ai et seulement dans ce but ultime. Quand je me suis réveillé du coma, je voulais aller me battre au hockey. C'est ma drogue à moi. Le médecin m'a dit que je devais oublier le projet, mais j'aimerais vraiment le faire mentir », dit-il avec un sourire en coin.

Conclusion

Dannick Lessard tenait à livrer un message en terminant à tous les amateurs de hockey de la Ligue nord-américaine, amis et personnes qui l'ont supporté au cours des trois dernières années. « J'ai reçu peut-être 3000 messages quand je suis sortie de l'hôpital il y a trois ans. Le support des gens a été exceptionnel depuis le début de cette triste histoire. J'ai l'impression que je ne suis pas seul dans mon combat et j'ai quelques fois encore des larmes aux yeux quand je vois des messages de motivation de la part de mes amis. Les gens me suivent encore aujourd'hui en aimant mes publications Facebook quand je parle de ma santé et de mes états d'âme. Je ne fais pas ce que je fais pour avoir du mérite, je le fais, car je dois le faire. Certains me voient comme une source de motivation, et je trouve ça génial si j'inspire des gens, mais les amateurs m'inspirent aussi », conclut le sympathique pugiliste.

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